Sa beauté a marqué les esprits. Vendredi 25 septembre, au Stade de France, une immense demi-rosace donnait au stade des airs de cathédrale à ciel ouvert. Dans la fosse, des milliers de téléphones éclairaient les visages et, réunis grâce à une application, formaient un véritable vitrail vivant. Une image spectaculaire, mais surtout une idée dont la portée dépassait largement la seule soirée.
Un vitrail vivant pour marquer l'unité de l'Église
"Lorsque j’ai été appelé par le diocèse de Paris pour assurer la direction artistique, la création et l’évolution de la veillée des jeunes au Stade de France, j’ai commencé à réfléchir à comment je pourrais sacraliser le lieu pour qu’il soit propice à la prière", explique à Aleteia Jean-Baptiste Darantière, directeur artistique de la veillée. Rapidement, une intuition s’impose à lui : faire du Stade de France une "cathédrale à ciel ouvert". Le lien avec Notre-Dame de Paris est évident. Le Pape vient à la veillée depuis la cathédrale, où il a célébré les vêpres, et la rosace de Notre-Dame devient une source d’inspiration. Mais Jean-Baptiste Darantière veut aller plus loin, il souhaite donner vie à cette rosace.
Bienvenue sur le nouveau site d'Aleteia !
Nous sommes heureux de vous accueillir sur un site entièrement repensé, réalisé grâce au soutien de nos généreux donateurs.
Si vous appréciez cette nouvelle expérience de lecture, vous pouvez, vous aussi, nous aider à faire vivre Aleteia.
"Dix mois auparavant, j’avais assuré la direction artistique et la mise en scène du Congrès Mission à Bercy. J’y avais découvert WePixArena, une technologie permettant d’utiliser les téléphones portables des participants pour créer de la lumière ou afficher des messages. C’est là qu’est née l’idée du vitrail vivant." Il décide alors de positionner le public au Stade de France sous forme d’éclats de verre dans la fosse, de sorte que chaque jeune devienne un fragment de couleur et, qu’ensemble, ils composent une œuvre. Le procédé technique devient ainsi une image particulièrement forte de l’Église : des milliers de personnes différentes qui, réunies, forment un même corps.
Le vitrail, le fil rouge de la visite pontificale à Paris
Au-delà d’un simple effet spectaculaire, le vitrail au Stade de France a constitué une véritable matrice à partir de laquelle toute la veillée a pu se construire. "Si le vitrail n’avait pas été là, nous n’aurions pas pu créer toute la scénographie qui en découlait", explique Jean-Baptiste Darantière, en énumérant la fresque des saints, les cloches de France, les pèlerinages et les sanctuaires, les vocations religieuses…
Et cette intuition va rapidement dépasser le cadre de la veillée. À Notre-Dame de Paris, où le pape a célébré les vêpres, la rosace était déjà au cœur du décor. Au Stade de France, elle s’est transformée en vitrail vivant, avant d’être reprise le lendemain, place de la Concorde, pour la messe. "Le scénographe de GL Events a décidé de reprendre cette idée de vitrail pour la messe du lendemain, place de la Concorde. Le vitrail est ainsi devenu un véritable fil rouge des différents temps forts de la visite du pape à Paris", précise Jean-Baptiste Darantière. Une même image avec à chaque fois une nouvelle incarnation.




![{"rendered":"[EN IMAGES] Au Stade de France, une veill\u00e9e de pri\u00e8re hors-norme"}](https://img.aleteia.org/tr:w-1200,h-720,q-75/uploads/2026/09/ambiance-stade-de-france-000_C9DY6YM.jpg)









