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Antonietta RACO miraculée de Lourdes

Antonietta Raco, miraculée de Lourdes, a rencontré le Pape : “Il y avait dans son regard une douceur infinie” 

Antonietta Raco a rencontré le pape Léon XIV lors de sa visite à Lourdes le 27 septembre. Une rencontre brève, mais qui a profondément touché cette Italienne, guérie d’une sclérose latérale primitive, une maladie neurodégénérative réputée incurable. Entretien.

5 min de lecture

Source: © DR/Sanctuaire de Lourdes

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Lors de son passage à Lourdes, le pape Léon XIV a rencontré dimanche 27 septembre dans l’après-midi des hospitaliers, des personnes malades ainsi que plusieurs personnes reconnues comme miraculées, parmi lesquelles Antonietta Raco. Cette Italienne, guérie en 2009 d’une sclérose latérale primitive, a vu sa guérison officiellement reconnue comme miraculeuse en avril 2025. Invitée par le Bureau médical de Lourdes et par le Vatican, Antonietta Raco a eu l’occasion d’échanger avec le Pape. Un moment bref, mais qui l’a profondément touchée. De retour en Italie, l’esprit encore à Lourdes, elle raconte à Aleteia ce qu’elle a vécu pendant son pèlerinage.

Aleteia : Racontez-nous votre rencontre avec Léon XIV à Lourdes. Qu’avez-vous ressenti en rencontrant le Pape précisément dans ce lieu qui a changé votre vie ?
Antonietta Raco : Ce fut une immense émotion de rencontrer le Pape. La rencontre a eu lieu devant l’Accueil Notre-Dame. Le Pape avait rencontré plusieurs personnes et, au moment de repartir, il est venu saluer la commission médicale internationale du Bureau médical de Lourdes et les autres médecins qui étaient présents. Il y avait également la miraculée française, sœur Bernadette Moriau, et une autre miraculée sicilienne, Delizia Cirolli. Lorsqu’il s’est approché, j’ai pris sa main et l’ai embrassée. Il n’a plus lâché ma main : il l’a gardée serrée dans la sienne tout le temps. Il y avait dans son regard une douceur vraiment infinie.

Qu’est-ce que vous lui avez dit ?
Je lui ai dit que je priais pour lui, et lui aussi m’a dit qu’il prierait pour moi et pour ma famille. Ça a été des moments vraiment intenses, des moments remplis de grâce. Cela n’a duré que quelques minutes, mais j’ai eu l’impression que c’était beaucoup plus long. C’était très beau. Il est difficile d’expliquer ce que l’on ressent à un tel moment.

Ce qui m’a particulièrement touchée, c’est lorsqu’il parlait en français pendant l’homélie.

Y a-t-il eu des paroles du Pape, au cours de son voyage à Lourdes, qui vous ont particulièrement touchée ?
Je précise que je ne parle pas français, donc je ne comprends pas très bien la langue. Mais j’ai écouté, j’ai participé à la messe et à toutes les célébrations qu’il a présidées. Ce qui m’a particulièrement touchée, c’est lorsqu’il parlait en français pendant l’homélie. Je ne sais pas pourquoi, mais les larmes me montaient aux yeux. J’étais très émue. J’ai ensuite demandé au docteur Giada Monami si elle pouvait me dire ce que disait le Pape. Elle m’a expliqué qu’il parlait de l’euthanasie, de la souffrance, du service de ceux qui accompagnent les malades. Cela m’a beaucoup touchée. Même sans comprendre la langue, j’avais pressenti qu’il parlait de quelque chose de très important.

Que retenez-vous de ce pèlerinage et de la proximité du Pape avec les personnes qui souffrent ?
Ce que je garde dans mon cœur, c’est que le Pape n’oublie jamais les personnes qui souffrent, celles qui traversent une épreuve. Il a toujours des paroles d’espérance et il est très attentif à ces situations. Bien sûr, chacun aurait souhaité pouvoir rencontrer le Pape personnellement, mais il y avait tellement de monde qu’il était impossible de saluer chacun individuellement. Pourtant, il l’a fait à sa manière, en bénissant tout le monde, avec des paroles pleines d’affection. Toutes ces personnes sont reparties chez elles avec le cœur rempli de joie. En ce qui me concerne, je viens à peine de rentrer chez moi, en Italie, mais mon esprit est encore là-bas, à Lourdes. Je n’arrive pas à me détacher de ce lieu ni de tout ce que j’y ai vu, notamment les malades que j’ai rencontrés. Ce fut vraiment très intense. Chaque fois que j’y vais, c’est différent : je rencontre des personnes différentes, des malades différents, des situations différentes. Mais nous regardons tous dans la même direction. J’ai eu l’occasion de parler avec certaines de ces personnes. Elles étaient très heureuses de ce pèlerinage et de la proximité du Saint-Père.