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Tous les saints de France (en chair) et en os dans une petite pièce du Stade de France

3 min de lecture
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Crédit : DR

Photo prise dans les coulisses du Stade de France qui dévoile les reliques de saints et de bienheureux réunies dans une même pièce.

Lors de la veillée avec Léon XIV le 25 septembre, le Stade de France a accueilli 60 reliques de saints et 120 bannières. Une photo prise dans les coulisses offre un aperçu aussi rare qu’insolite de ces reliques, toutes réunies dans une même pièce avant de rejoindre les jeunes.

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Dans une petite pièce des coulisses du Stade de France, ils étaient là, réunis dans un surprenant face-à-face. Les reliques de saints et de bienheureux y avaient pris place, en attendant de rejoindre les 80.000 jeunes venus pour la veillée avec Léon XIV. Saint Martin, saint Vincent de Paul, sainte Louise de Marillac, saint Brieuc ou encore Pauline Jaricot ont ainsi partagé, le temps d’une soirée, un étonnant huis clos avant de s'inviter au cœur du spectacle.

Au total, 60 reliques ont été accompagnées de 120 bannières réalisées par l’association Bannières 2000. Une procession pensée "comme un immense album de famille spirituel", faisant défiler des saints aux parcours très différents, raconte à Aleteia Faustine Fayette, responsable de la séquence consacrée aux reliques. Parmi eux, Pierre de Porcaro, saint Flour, mais aussi saint Saturnin, saint Irénée, saint Julien-du-Mont ou encore saint Éloi. Des figures parfois moins connues, venues rappeler cette grande histoire de la sainteté française.

Derrière cette impressionnante collection, il y avait surtout une volonté de rendre les saints concrets. "Ce ne sont pas que des histoires", souligne la responsable. Dans cette petite pièce transformée en chapelle au cœur du stade, les reliques ont d’ailleurs été exposées et vénérées pendant la journée. "C’était très fort et très puissant de se dire qu’on prie devant des personnes qui ont donné leur vie pour diffuser l’Évangile et parler de l’amour de Dieu", confie Faustine.

Puis, le soir venu, les reliques ont quitté les coulisses. Portées et entourées par les bannières, elles ont traversé le Stade de France sous les yeux des jeunes. Au centre, la sainte Tunique d’Argenteuil. Autour de la célèbre relique d'Argenteuil, les saints semblaient former une immense assemblée invisible devenue soudain bien réelle. "Le Saint-Père vient rencontrer les jeunes de France et quand on rencontre quelqu’un, c’est bien de se présenter aussi", explique Faustine. Pour les organisateurs, impossible donc de parler de la jeunesse catholique française sans évoquer les figures qui ont façonné ses racines spirituelles.

Pour la responsable, la scène donnait surtout à voir la "communion des saints". "Cette procession des bannières et des reliques entourait tous les jeunes", rappelle-t-elle. "Sur le moment, je me disais que, finalement, tous les saints nous regardaient de là-haut, qu’ils étaient tous au-dessus du Stade de France". Une façon de rappeler que derrière ces reliques se cachent des vies bien réelles, et autant de chemins différents pour répondre à l’appel du Christ.