De Paris à Lourdes et Metz, Léon XIV a livré ce 30 septembre lors de l'audience générale sa lecture des différents temps forts de son déplacement, placés sous le signe de l’espérance et de la "renaissance".
Après quatre jours de visite à Paris, Lourdes et Metz, Léon XIV est rentré de son voyage apostolique en France lundi 28 septembre. Sous un soleil automnal, et, comme il le fait habituellement après ses déplacements internationaux, il a dressé un bilan de son voyage à l’audience générale ce mercredi 30 septembre. "Ce fut un grand don pour moi et pour le peuple de Dieu dans ce pays", a expliqué le souverain pontife dès le début de sa catéchèse, exprimant sa gratitude à "ceux qui [l]’ont accueilli", notamment "les autorités civiles", "les pasteurs de l’Église" et "tous ceux qui ont souhaité rencontrer le Pape". "Merci à tous", a-t-il lancé.
Après ces premiers mots de gratitude, Léon XIV a voulu donner une clé de lecture à ces quatre jours passés en France. Pour rassembler "les réflexions et les impressions" de cette visite, il a choisi un symbole : "la cathédrale Notre-Dame de Paris". Le pontife américain y a célébré les vêpres dans l’après-midi du 25 septembre. La cathédrale parisienne peut résumer ce voyage apostolique autour du mot "renaissance", a affirmé le chef de l’Église catholique. Notre-Dame qui semblait "mortellement blessée" par un incendie il y a sept ans est aujourd’hui "plus resplendissante que jamais".
"Sa restauration a été la preuve qu’une collaboration est possible entre l’Église, l’État, les institutions publiques et la société civile."
"Sa restauration a été la preuve qu’une collaboration est possible entre l’Église, l’État, les institutions publiques et la société civile", s’est réjoui Léon XIV, avant de poursuivre en affirmant que "la synergie au service du bien commun devrait être la norme pour les institutions". Notre-Dame de Paris est aussi "l’image de l’Église faite de pierres vivantes", a déclaré le Pape.
Puis, dressant un parallèle entre les vêpres célébrées à Notre-Dame et la veillée avec les jeunes au Stade de France, "deux lieux complètement différents", le souverain pontife a remarqué que ces deux évènements étaient "complémentaires, presque unis spirituellement".
Dans le stade dionysien, "il y avait la nouvelle génération française", a-t-il observé, précisant qu’elle était nouvelle "non seulement par son âge, mais plus encore par son esprit, par la liberté de son cœur et de sa foi". "Cette veillée a été un grand signe d’espérance", a-t-il déclaré.
Cette "renaissance", Léon XIV l’a également perçue dans les différents lieux et rencontres qui ont marqué son voyage. Il s’est ainsi enthousiasmé de sa visite à la Maison Bakhita, où "l’on s’engage quotidiennement à servir avec amour la dignité de la personne humaine". Il a également relevé le "signe de renaissance qui perdure depuis quelques années" que constitue l’augmentation du nombre de catéchumènes, dont il a rencontré certains à l’Institut Catholique de Paris. Enfin, il a évoqué avec joie la "communion" vécue lors de la messe célébrée sur la place de la Concorde, le 26 septembre.
"Racines chrétiennes" de l’Europe
Après Paris, c’est à Lourdes que le thème de la "renaissance" a pris une autre dimension. À Lourdes, le Pape a assuré vouloir relancer le message "d’espérance" en affirmant que "toute vie humaine, […], même dans la plus grande fragilité, conserve sa dignité inviolable et mérite d’être soignée, accompagnée, soulagée de ses souffrances […] à l’aide des moyens offerts par la science". Il a également évoqué sa rencontre avec des personnes victimes d’abus à qui il a demandé de l’aider à exprimer "à d’autres victimes, [sa] volonté et celle de toute l’Église de les écouter […] en reconnaissant la souffrance causée dans leur vie et en œuvrant à la prévention des abus".
"On peut dire que ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris avec l’incendie s’était produit en Europe avec la Seconde Guerre mondiale."
Évoquant la troisième étape de son voyage, à Metz, ville "meurtrie par la Seconde Guerre mondiale", Léon XIV a poursuivi sa métaphore avec la cathédrale parisienne. "On peut dire que ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris avec l’incendie s’était produit en Europe avec la Seconde Guerre mondiale" a déclaré le Pape. À la suite de ce conflit, "l’Europe est née de nouveau" en s’appuyant sur des principes "de démocratie, de solidarité et de fraternité entre les peuples" qui sont un héritage de "ses racines chrétiennes", a-t-il estimé.
À l’issue de sa catéchèse, saluant en particulier les pèlerins de langue française, le pontife américain a confié avoir été "frappé par la ferveur et l’enthousiasme avec lesquels [il a] été accueilli en France". Il a conclu en confiant prier" afin que les pasteurs continuent de répondre aux attentes des fidèles, en particulier à celles des jeunes".










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