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À Metz, Léon XIV rassemble une foule aux couleurs de l’Europe

3 min de lecture
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Crédit : Anne-Sophie Retailleau / ALETEIA

Marie-Claire, qui accompagne le chant avec sa flûte, est venue de Belgique avec sa sœur, Patricia.

Léon XIV termine son voyage en France ce 28 septembre par une visite à Metz, trente-huit ans après celle de Jean Paul II, en 1988. Dans cette ville transfrontalière, la foule venue à la rencontre du Pape ne compte pas seulement des Français, mais aussi de nombreux Européens.

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Ils sont venus de toute la France, et des pays frontaliers. Pour la visite du Pape à Metz, dernière étape de son voyage dans l’Hexagone, la foule s’est à nouveau déplacée nombreuse. Dès le matin, les rues de la ville se sont remplies de fidèles, portant t-shirts, panneaux et drapeaux aux couleurs du Vatican et à l’effigie de Léon XIV. Les écrans géants placés dans le centre-ville ont permis de suivre la rencontre interreligieuse, puis le discours du Pape sur les racines de l’Europe et la paix. 

Dans la rue, beaucoup de Français bien sûr, mais pas que. "On croise plein de monde, des Italiens, des Belges, raconte Luana, qui habite Metz. On retrouve l’esprit européen. Ici, on a des ancrages plus faciles avec l’Allemagne et le Luxembourg, historiquement et économiquement." Plus loin, place de la République, la police française fait équipe avec des homologues allemands pour guider la foule et se faire comprendre des visiteurs d’outre-Rhin. "Il y a aussi des Luxembourgeois et des Carabinieri italiens, note Alexandre, policier. Ça se passe très bien, les échanges sont faciles, on fait le même métier alors on se comprend."

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Dietmar et Maria-Esmeralda sont venus du sud ouest de l’Allemagne pour voir le Pape.

Dietmar et Maria-Esmeralda sont venus du sud ouest de l’Allemagne pour voir le Pape. Ils ne parlent pas français mais parviennent à se faire comprendre avec les gestes et quelques mots d’anglais. "Je suis protestant et elle est catholique. Je voulais quand même voir Léon XIV, c’est spécial comme occasion", lance Dietmar tout sourire, un rosaire et un pendentif à l’effigie du Pape autour du cou. 

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Les policiers allemands et français travaillent ensemble pour cette journée exceptionnelle. « C’est spécial, on va voir passer le pape juste à côté », relève une policière allemande en français. « Les échanges sont faciles, on fait le même métier alors on se comprend », assure Alexandre, policier français.

Le long des barrières, un petit groupe entonne "Que ma bouche chante ta louange". Marie-Claire, qui accompagne le chant avec sa flûte, est venue de Belgique avec sa sœur, Patricia. Toutes deux vierges consacrées, elles sont venues voir le Pape avec l’une de leurs amies, qui les a hébergées près de Metz. Et avec une intention de prière bien précise. "Je voulais confier le peuple européen", explique Marie-Claire. Si on ne met pas Dieu au cœur de nos vies, on ne peut pas comprendre la nécessité de la communion et de la solidarité. Robert Schuman avait compris cela. Je suis venue prier pour que les chefs d’Etat aient cette lumière intérieure et la conviction que l’on peut créer un monde juste."