Pendant plusieurs heures, leurs voix ont porté la prière de 80.000 jeunes réunis autour de Léon XIV. Réunis par l’association Ecclesia Cantic, 2.500 choristes ont vécu le 25 septembre au Stade de France une veillée exceptionnelle, qu’ils décrivent comme un moment de profonde communion, de joie et de recueillement.
Ce soir-là, leurs voix ont résonné au milieu de 80.000 jeunes. Leurs chants ont porté la prière des fidèles présents autour du Pape. 2.500 choristes de 18 à 35 ans regroupés en un chœur exceptionnel pour animer la veillée du 25 septembre au Stade de France. 2.500 âmes tournées vers Dieu qui ont fait monter jusqu’au Ciel leurs louanges, leurs mélodies et leurs cris de joie. Une soirée unique qui a vu couronner de nombreuses heures de répétition et une attente mêlée d’impatience et d’excitation. Un service qui restera toujours dans la mémoire et le cœur des jeunes chanteurs.
Quatorze heures dans le Stade de France
La journée a commencé sur les chapeaux de roue ce 25 septembre. Rendez-vous donné à neuf heures au Stade de France, pour n’en ressortir qu’à la fin de la veillée. Les choristes réunis par l’association Ecclesia Cantic se sont retrouvés avec leur chef de chœur, Alexis Duffaure. Depuis le début de la semaine, le Maître de Chapelle de la cathédrale de Bordeaux n'a pas arrêté : une répétition par jour. C’est qu’il faut bien que s’entraînent les 2.500 chanteurs du grand chœur, mais aussi les membres du petit "chœur pilote", ainsi que l’orchestre, qui anime en direct la veillée. Tout le monde s'est rassemblé donc ce vendredi matin dans la joie et l’excitation qui précède les grands moments. Plus que quelques heures avant que le Stade de France ne se remplisse de 80.000 jeunes et que le Pape y entre pour partager avec eux une veillée de prière.
Les choristes ont répété inlassablement dans la joie, concentrés sur la direction musicale d’Alexis Duffaure et leur carnet de partition orange siglé du logo de la visite papale. Les heures défilent, les jeunes s’amusent et lancent les premières olas. Le Stade est vide. Les artistes du prologue de la veillée répètent sur scène et les choristes se réjouissent de pouvoir assister "en avant-première" à leurs shows. Dans l’enceinte du Stade, une masse blanche et noire envahit tous les recoins et patiente sagement. Puis vient le moment tant attendu : la veillée démarre, les voix se délient, les chants s’élèvent… Du "Glorificamus te" introduisant la veillée, au "Viens parmi nous" des complies en passant par le "Jubilate Deo" de Dan Forrest qui vient parachever l’histoire des saints de France, les choristes, unis, chantent de tout leur cœur.
«J’avais l’impression que l’Esprit saint était au milieu de nous.»
À 23 h, la soirée s’est achevé et la même émotion s'est lue sur les visages. "C’était merveilleux", confie Marie, 23 ans. "C’était très beau de pouvoir unir nos cœurs à la prière et l’accompagner par nos voix. J’avais l’impression que l’Esprit saint était au milieu de nous et qu’il élevait nos chants." Le visage du Pape a particulièrement marqué la jeune femme. "J’ai été touchée par son visage, très doux. On pouvait percevoir sa profonde paix et tout l’amour qu’il ressentait, à la fois dans ses paroles et dans son regard." Même chose du côté de Philippe, 21 ans. "J’ai ressenti des frissons durant toute la soirée !" Son moment phare ? "Le Salve Regina a capella. Tout simple mais si beau, à 80.000 !" Les paroles spontanées de Léon XIV ont aussi touché le jeune homme. "Même s’il avait rédigé des réponses, il a plusieurs fois réagi sans notes. Lorsqu’il a demandé aux jeunes s’il y avait beaucoup de scouts parmi eux par exemple !"
«Chacun savait que tout allait très bien se passer. Ça m'a vraiment permis de vivre la veillée dans la paix et la joie !»
Félicité, 22 ans, garde aussi en mémoire la grande fluidité des répétitions et l’apaisement qui émanait de la préparation de la veillée. "Alexis, notre chef de chœur, est exceptionnel. Il a tout mené d’une main de maître. Il a été très rassurant pour nous tout au long des répétitions. Chacun savait que tout allait très bien se passer. Ça m'a vraiment permis de vivre la veillée dans la paix et la joie !" Au terme de cette soirée passée autour du Pape dans le plus grand stade de France, les choristes s’en retournent chez eux, rayonnants de ce qu’ils viennent de vivre. Dans le métro et le RER, les chants continuent de résonner comme si les jeunes rassemblés souhaitaient prolonger l’instant et partager encore, pour quelques heures, l’enthousiasme joyeux de cette veillée unique.
👉 Découvrir l’album souvenir





![{"rendered":"[EN IMAGES] Au Stade de France, une veill\u00e9e de pri\u00e8re hors-norme"}](https://img.aleteia.org/tr:w-1200,h-720,q-75/uploads/2026/09/ambiance-stade-de-france-000_C9DY6YM.jpg)









