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“Peindre, c’est prier trois fois”, Nicolas a peint sur le vif la messe place de la Concorde

3 min de lecture
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Crédit : Avec l'autorisation de Nicolas de Palmaert.

Nicolas de Palmaert

Nicolas de Palmaert, peintre et illustrateur, a peint sur le vif la messe place de la Concorde célébrée par le pape Léon XIV ce samedi 26 septembre. Il raconte à Aleteia cette expérience hors du commun.

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La chose n’avait rien d’aisé ! Contraint par un sac de 25 litres maximum et un chevalet, Nicolas de Palmaert n’espérait pas être si bien placé pour la messe du Pape. Mais grâce à un système de chevalet pliable et quelques contacts au diocèse de Paris dont il est un illustrateur fidèle, il a réussi à se positionner au plus près de la scène, sur l’estrade réservée aux journalistes afin de croquer, sur le vif, la messe du Pape Place de la Concorde. "Avec mon chevalet, mes feuilles et mes pastels, j’étais inclassable, alors pourquoi pas avec les journalistes !", s’amuse-t-il.

Durant l’attente, avant que le Pape n’arrive sur les Champs-Élysées, il s’entraîne, fait des essais. "Il fallait que je trouve une idée !", se souvient-il. Puis, lorsque le Pape apparaît au niveau de l’Arc de Triomphe, il a l’idée d’un panneau large "pour montrer Paris, la foule, les infrastructures, la lumière et cette atmosphère si particulière d’un événement vécu en direct."

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"Cela fait longtemps que je fais de la peinture en extérieur. Quand je m’installe, je vois les gens, les mouvements de la foule, les moments de spiritualité, l’attitude de ceux qui m’entourent… Tout cela vibre en moi, pour rendre une ambiance. Hier, l’atmosphère était dingue, les gens étaient heureux, joyeux, on sentait un calme, une communion, une concorde !". Tout le temps de la descente des Champs-Élysées et de la messe, il peint. Deux heures et demie d’observation intense et de présence. "En fait, peindre, c’est prier trois fois !", s’exclame Nicolas de Palmaert. Et de préciser ces trois mouvements qui animent la peinture sur le vif : "On observe, on est là dans le présent, et on est dans l’échange, le dialogue, car ce que l’on voit, on est obligé de le rendre".

Les trois panneaux qu’il a réalisés au pastel, de 2m10 sur 50 cm, sont pensés pour se rejoindre et former une vue panoramique. "Le pastel me permet ici de travailler dans l’urgence et la spontanéité : observer, traduire, simplifier, poser la lumière et les mouvements en quelques touches, sans perdre la présence du lieu", explique-t-il. "Ce panorama est avant tout un témoignage peint : celui d’un moment vécu et regardé depuis le chevalet."

Une fresque qui a été exposée à l’issue de la messe d’action de grâce pour la venue du Pape dans sa paroisse de Bondy (Seine-Saint-Denis) ce dimanche 27 septembre, et qui sera présentée "peut-être à une prochaine exposition".