Aller au contenu principal

Prêts pour la messe ? Les catholiques ont rendez-vous à la Concorde

6 min de lecture
000_C9DW3JC.jpg

Crédit : AFP

This photograph shows the Avenue des Champs-Élysées and the Place de la Concorde (background) prepared for Pope Leo XIV's solemn outdoor mass, in Paris on September 25, 2026, during Pope's four days visit to France. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

De la Maison Bakhita à l’Institut catholique de Paris, avant la très attendue grande messe place de la Concorde, Léon XIV vivra une deuxième journée en France placée sous le signe de la rencontre et de la célébration, avant de rejoindre Lourdes, deuxième étape de son voyage apostolique.

Partager sur :

Après une première journée animée, joyeuse et survoltée à Paris, la journée du 26 septembre s’annonce tout aussi dense pour Léon XIV... et les fidèles français. Ce samedi matin, ils seront nombreux à se lever tôt, billets électroniques sur le smartphone, pique-nique et bouteilles d’eau dans les sacs, pour converger vers la Concorde et les Champs-Élysées. Près de 600.000 personnes se sont inscrites pour la messe présidée à 15h par Léon XIV. À quelques heures de la célébration, les précieux billets sont d’ailleurs devenus l’objet de toutes les attentions. Tous les inscrits ont reçu un QR code ainsi que la zone qui leur est attribuée. Et depuis, quelques heures, sur les réseaux sociaux et les groupes WhatsApp, certains cherchent à échanger leurs secteurs pour se rapprocher de l’autel ou réussir à rester avec leurs proches : « J’ai 4 places en sud E », écrit par exemple une participante à la recherche d’un échange. Derrière ces curieuses tractations se lit un réel désir de vivre ensemble cet évènement, en famille ou entre amis. Comme si tous les catholiques de France avait rendez-vous à la Concorde ce samedi.

Clémence, 38 ans, n’a pas hésité à inscrire toute sa famille. Elle viendra avec ses quatre enfants, âgés de 11, 8, 5 et 3 ans. Une journée avec de jeunes enfants au milieu d’une foule immense ne s’improvise pas : la famille a prévu de venir à pied et de remplir les sacs de jeux et de provisions pour affronter les longues heures d’attente. Mais pas question pour autant de renoncer. « C’est un moment unique ! », explique cette mère de famille à Aleteia. Chez les Luscan, c’est presque toute une tribu qui a rendez-vous avec Léon XIV : Philippe, 64 ans, son épouse Pascale, leurs trois enfants trentenaires, leurs conjoints et leurs petits-enfants seront ensemble à Paris. Pour Philippe, la décision relevait de l’évidence : « Il nous fait l’honneur et la politesse de venir nous voir », explique-t-il. Cet homme pour qui le bonheur des vacances consiste notamment à retrouver toute sa famille à la messe du dimanche voit dans la célébration de la Concorde un événement à vivre ensemble, toutes générations réunies.

L’enthousiasme est tel que la famille ne s’arrêtera d’ailleurs pas à Paris. Dès la messe terminée, Philippe, Pascale et leur fils Benoît prendront la direction de Pau avant de rejoindre Lourdes dimanche, où ils retrouveront d’autres membres de leur famille pour suivre à nouveau le Pape. Philippe n’hésite pas à parler de « l’événement mondial de la rentrée ». Et l’affluence annoncée ne le surprend guère : il perçoit autour de lui « une telle attente, un tel besoin de profondeur ». Myriam, 22 ans, baptisée à Pâques dernier, met des mots spirituels sur cette attente. La jeune femme, qui rencontrera Léon XIV dans la matinée à l’Institut catholique de Paris, dit attendre « beaucoup de la grande messe solennelle Place de la Concorde ». Lors de chaque Eucharistie, elle est particulièrement touchée par cette demande : « Accorde-nous d’être un seul corps. » Au milieu de plusieurs centaines de milliers de fidèles rassemblés autour du Pape, cette communion prendra à ses yeux une dimension très concrète. Les fidèles peuvent se réjouir de ces instants, car la messe de La Concorde qui s'annonce historique sera célébrée par une météo clémente sinon très agréable. Le ciel semble vouloir être de la fête. Les familles peuvent laisser K-Way et parapluies au placard.

Lourdes, pèlerin parmis les pèlerins 

Avant cette messe, Léon XIV se sera rendu à la Maison Bakhita, un centre d’accompagnement et d’intégration sociale géré par le diocèse de Paris et placé sous le patronage de sainte Joséphine Bakhita, ancienne esclave soudanaise devenue religieuse et figure du pardon. Une étape qui s’inscrit dans la continuité de la dynamique des "périphéries" chère au pape François, et de la tradition qui consiste à inscrire la rencontre avec les plus fragiles au cœur des voyages apostoliques. Le Pape se rendra ensuite à l’Institut catholique de Paris, où vécut son maître spirituel, Laurent de la Résurrection. À son arrivée, à 10h15, il se recueillera dans le jardin, au pied de l’escalier des bienheureux martyrs de 1792, avant de rencontrer les membres de l’Assemblée synodale provinciale, ainsi que des catéchumènes et des néophytes, devant lesquels il prononcera un discours consacré à la transformation intérieure et à l’accueil de la foi. En choisissant l’ICP pour rencontrer les représentants de l’Assemblée synodale provinciale, Léon XIV entend ainsi saluer le dynamisme de la foi contemporaine, tout en s’interrogeant sur cette soif spirituelle qui renaît au cœur d’une société sécularisée.

Grotte de Massabielle, Notre-Dame de Lourdes.

Après la messe de la place de la Concorde, Léon XIV est attendu à 8OOkm de là... à Lourdes. Vers 19h40, il gagnera le sanctuaire en papamobile, après avoir parcouru les rues de la ville depuis l’avenue Peyramale jusqu’à la porte Saint-Joseph du sanctuaire, où il saluera les pèlerins venus à sa rencontre. Léon XIV rejoindra ensuite la grotte de Massabielle, première étape de sa visite dans la cité mariale. Il devrait accomplir les trois gestes du pèlerin (le geste du rocher, le geste de l’eau et le geste de la lumière) et réciter une prière pour la France et les familles françaises, avant d’offrir une rose d’or à Notre-Dame de Lourdes.