Le pape Léon XIV s'est rendu ce 26 septembre à la Maison Bakhita un établissement venant en aide à des personnes migrantes. Il a invité à "libérer ceux que l’économie et la culture réduisent aujourd’hui en esclavage".
Visitant la Maison Bakhita, un établissement venant en aide à des personnes migrantes, Léon XIV a invité à "libérer ceux que l’économie et la culture réduisent aujourd’hui en esclavage", ce 26 septembre 2026 à Paris. Lors de cette première étape de la deuxième journée du voyage apostolique du pontife américain en France, il a souligné "le rôle fondamental des femmes dans la construction d’une civilisation de l’amour".
À son arrivée dans cet établissement du 18e arrondissement venant en aide à des personnes exilées, Léon XIV a été accueilli par l’archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich, et la directrice de ce centre. Après une rapide visite des lieux, le successeur de Pierre a écouté le témoignage d’un réfugié afghan et de deux bénévoles engagés dans des associations venant en aide aux personnes en précarité et s’occupant de personnes handicapées.
Le rôle fondamental des femmes dans la construction d’une civilisation de l’amour.
Dans son discours, le pape s’est attardé sur le nom de ce centre : Joséphine Bakhita est une ancienne esclave soudanaise devenue religieuse en Italie et béatifiée par Jean Paul II en 2000. Le chef de l’Église catholique a souligné "le rôle fondamental des femmes dans la construction d’une civilisation de l’amour". Pour faire advenir cette société, Léon XIV a encouragé à prendre des engagements "à contre-courant".
Il a invité à "libérer ceux que l’économie et la culture réduisent aujourd’hui en esclavage" et à "honorer la dignité infinie" de chacun. Pour les chrétiens, "les pauvres ne sont pas une catégorie sociologique" mais "la chair même du Christ", a-t-il affirmé, reprenant les mots de son exhortation apostolique Dilexi te.
Personne n’est si pauvre qu’il n’ait rien à donner ; personne n’est si riche qu’il n’ait rien à recevoir.
Le Pape a encouragé "l’échange de don" qui se "renouvelle à chaque rencontre". "Personne n’est si pauvre qu’il n’ait rien à donner ; personne n’est si riche qu’il n’ait rien à recevoir", a-t-il assuré. Inauguré le 25 septembre 2021 – il y a cinq ans hier -, cet établissement géré par le diocèse de Paris vient en aide à une cinquantaine de personnes exilées et s’appuie sur le soutien d’une centaine de bénévoles, selon son site. La Maison Bakhita trouve son origine dans l’appel biblique à accueillir l’étranger et dans l’invitation du pape François à "accueillir, protéger, promouvoir et intégrer" les personnes migrantes.
Après cette courte visite, le 267e pape s'est rendu à l’Institut Catholique de Paris, dans le 6e arrondissement de la capitale française. Il visitera cet établissement d’enseignement supérieur chargé d’histoire et y a rencontré les membres de l’assemblée ecclésiale de la province d’Île-de-France chargée de mener une réflexion sur l’accueil des jeunes adultes demandant le baptême. Il y a rencontré à cette occasion des néophytes et des catéchumènes – des personnes de plus de 12 ans demandant à être baptisées ou ayant récemment été baptisées.














