Aller au contenu principal

Au Stade de France, 80.000 jeunes réunis pour une veillée inoubliable avec Léon XIV

5 min de lecture
faithful-cheer-pope-leo-xiv-stade-de-france-saint-denis-paris-september-25-2026

Crédit : Thomas Padilla | AP Photo

Le Stade de France a vibré au rythme d’une soirée exceptionnelle autour de Léon XIV ce vendredi 25 septembre. Chants, musique, témoignages et prières se sont mêlés dans une atmosphère tour à tour festive et recueillie, devant 80.000 jeunes venus de toute la France.

Partager sur :

Il était un peu plus de 17h lorsque les premiers jeunes ont franchi les portes du Stade de France. Dans les gradins, les groupes se retrouvaient, les drapeaux s’agitaient et l’excitation montait. “Je réalise la chance que j’ai eu de pouvoir être là, et d’avoir réussi à avoir une place !” s’est réjouit Élodie. “Aux abords du stade il y avait déjà une ambiance de dingue, c’était impressionnant”, ajoute la jeune femme de 23 ans. Beaucoup étaient venus de loin pour vivre cette soirée avec le Pape. Ils ont finalement été 80.000 à prendre place dans l’immense enceinte de Saint-Denis.

elodie-LM-Aleteia
Elodie.

Une fois les gradins remplis, la soirée pouvait commencer. À 18h30, la musique a donné le coup d’envoi. Sur scène, Natasha St-Pier, Grégory Turpin, Monroe, Anisha Jo, Les Frangines, Les Guetteurs, Tagra et le collectif Peuple Louange se sont succédé. Tour à tour, les styles se sont mélangés, de la pop à la louange, en passant par le rap et des sonorités plus contemporaines. D’un bout à l’autre du stade, les jeunes chantaient, dansaient et reprenaient les refrains. Pendant plus d’une heure, le Stade de France a pris des airs de gigantesque concert. Parmi eux, Alice, Mathilde, 26 ans toutes les deux, et Kiara, 25 ans, venues de Rennes, ont été frappées par l’atmosphère qui régnait dans le stade. “On a été surprises par l’ambiance et l’investissement autour de cette soirée. C’était au-delà de mon imagination, tout le monde était dans la joie”, racontent-elles.

À partir de 19h45, l’effervescence a gagné encore un peu plus les tribunes. La grande veillée a commencé, avec le défilé des délégations et les témoignages. Puis est enfin venu le moment tant attendu. À 21h, une clameur a traversé les tribunes. Léon XIV a fait son entrée. Accueilli par Mgr Étienne Guillet, le Pape est monté à bord de la papamobile et a entrepris un tour du stade. À son passage, les jeunes se sont levés et ont afflué vers les barrières, en le saluant avec ferveur. “Quand je l’ai vu arriver, j’ai ressenti quelque chose de très fort. Je n’ai pas les mots pour le décrire, c’était vraiment indescriptible…”, raconte Élodie avec émotion dans la voix. 

Alice-Mathilde-Kiara-LM-Aleteia
Alice, Mathilde et Kiara.

Après cette immense vague d’enthousiasme, la soirée a pris une tonalité plus recueillie. Un temps de prière méditatif a commencé. Néanmoins, la soirée réservait un moment inattendu. Au cœur de la veillée, une mise en scène spectaculaire a fait surgir la figure des saints de France, dans un véritable tableau vivant mêlant personnages, chevaux et décors. Au fil des scènes, plusieurs siècles d’histoire chrétienne se sont ainsi déployés, pour faire découvrir une multitude de chemins vers la sainteté et rappeler que l’appel du Christ peut prendre des visages très différents. Une séquence qui a particulièrement marqué Cyriac, 23 ans, scout, qui a lui-même participé à la procession de la Vierge Marie. “C’était chouette d’avoir ces rappels sur les différents saints qui ont marqué la France. Ça nous redonne une direction, des axes sur lesquels progresser, et ça permet de remettre des éléments phares au centre de nos vies.”

Cyriac.

Et alors que le spectacle semblait toucher à sa fin, la séquence a encore réservé une surprise. Une impressionnante procession de bannières et de reliques a fait revenir les saints au cœur de la soirée, donnant une présence bien concrète aux figures qui venaient d’être évoquées. Un dernier coup d’éclat qui a fait de cette fresque l’un des moments les plus marquants de la veillée. “Il y avait un véritable respect et une vraie disposition à accueillir le Christ dans son cœur”, explique Cyriac. Au même moment, la sainte Tunique d’Argenteuil a été présentée aux jeunes. Dans l’immense enceinte, le silence est devenu presque palpable. Alors que quelques heures plus tôt, le stade résonnait de musique et de chants, les voix se sont éteintes et les jeunes ont été invités à contempler et à prier.

La fin de la soirée a fini par s’imposer, sans pour autant mettre un terme à l’enthousiasme.  Lorsque Léon XIV a quitté le Stade de France, une dernière clameur a parcouru les gradins pour saluer son départ. Puis, comme si les barrières n’existaient plus, les jeunes se sont retrouvés au cœur du stade pour danser ensemble, dans un grand élan de joie et d’allégresse. Pour Cyriac, cette soirée a surtout été synonyme de partage. “J’ai vécu quelque chose de plus grand que moi, une vraie communion avec les autres. Je repars reboosté, aussi bien personnellement que dans ma foi. J’ai été chamboulé et je suis prêt à me relancer, notamment pour mieux guider les jeunes qui me sont confiés cette année.” Il était près de 23h lorsque la veillée s’est finalement achevée. Au fil des minutes, les gradins se sont vidés, laissant derrière eux les derniers échos d’une soirée hors du commun.