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De Notre-Dame au Stade de France, Léon XIV porté par l’enthousiasme français

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Crédit : ALBERTO PIZZOLI | AFP

Accueilli avec passion dès son arrivée en France, Léon XIV a enchaîné vendredi 25 septembre les rencontres avec Emmanuel Macron, l’Unesco, les fidèles dans les rues de Paris, les consacrés à Notre-Dame puis 80.000 jeunes au Stade de France. Une première journée française placée sous le signe de l’espérance, de l’unité et de l’appel aux vocations.

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C’est dans les airs que la dense journée de Léon XIV a débuté. Alors que son avion survolait les monts enneigés des Alpes, le pontife américain s’est présenté devant les journalistes en lançant un « Bonjour ! » enjoué. « Je voyage en France […] en tant que disciple de Jésus Christ souhaitant proclamer la paix du Christ dans le monde entier », leur a-t-il affirmé. Un message qu’il a estimé « particulièrement important » en ce moment. L’enthousiasme des Français pour le pape s’est immédiatement manifesté : Léon XIV avait à peine posé le pied sur le sol français qu’une fillette l’enlaçait après lui avoir offert un bouquet de fleurs. Plus tard dans la matinée, face à une assemblée éclectique composée de membres du gouvernement, d’évêques et de personnalités allant du youtubeur Tibo InShape à Stéphane Bern, Léon XIV a répondu aux mots de bienvenue d’Emmanuel Macron, à l’Élysée.

Au président, qui évoquait « l’espérance » suscitée par la venue du pontife en France, Léon XIV a rappelé le bel exemple de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Ce que l’on croyait détruit à jamais peut renaître grâce à la collaboration de chacun », a-t-il rappelé, insistant sur « l’effort commun » dont naît l’unité. C’est justement à Notre-Dame que s’est rendu le pontife après avoir visité le siège de l’Unesco. Sur son chemin en papamobile, le pape a pu goûter à l’enthousiasme des 300.000 Français venus le saluer dans une ambiance festive. En remontant l’allée de Notre-Dame, les acclamations des séminaristes, prêtres, diacres, religieux et religieuses ont rejoint celles des fidèles parisiens.

Dans la cathédrale rebâtie, Léon XIV a rendu hommage à cette « oasis de paix dans une société hyper connectée et bruyante ». « Cette cathédrale est née de nouveau pour que vous puissiez renaître avec elle dans un élan de sainteté et de mission quotidienne », a finalement assuré le pape à son auditoire et, à travers lui, à la France entière. Au pied de la façade gothique, le pape a conclu sa célébration porté par un Salve Regina entonné à l’unisson par les 8.000 personnes présentes. Face à une statue en argent de la Vierge au Pilier, dont il a embrassé les pieds, son visage ne pouvait masquer son émotion.

À Saint-Denis, c’est dans un tout autre cadre qu’il a retrouvé la jeunesse française. Sportifs, catéchumènes et chanteurs se sont succédé pour accompagner les 80 000 jeunes de 17 à 35 ans venus écouter le pape. Arrivé dans un Stade de France chauffé à blanc, il a été acclamé avec euphorie. Dans un lieu où sont généralement glorifiés les joueurs de football ou les rockstars, il a réussi le tour de force de faire ovationner des saints au cours d'une fresque historique qui a impressionné le public. Lors d’un dialogue avec deux jeunes, Léon XIV a finalement encouragé ceux d’entre eux qui se sentent appelés au sacerdoce ou à la vie religieuse à ne pas étouffer leur vocation. « L’Église en France a tant besoin de vous, elle prie pour vous, elle vous attend », a-t-il lancé avec force.

Après avoir été accueilli par une enfant sur le tarmac, acclamé par les Parisiens puis entouré de séminaristes et de consacrés à Notre-Dame, Léon XIV a terminé sa journée face à une génération qu’il entend encourager à prendre sa place dans l’Église et la société française. À Saint-Denis, les 80 000 voix du Stade de France ont répondu à la sienne : « Me voici, Seigneur ».