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Léon XIV au Stade de France : “Cette veillée va transformer toute une génération”

7 min de lecture
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Crédit : Diocèse de Seine-Saint-Denis

Miranda Cartier, déléguée générale du diocèse de Seine-Saint-Denis.

Plus de 80.000 jeunes retrouveront Léon XIV au Stade de France vendredi 25 septembre. Depuis mai, une équipe prépare dans l’ombre cette soirée de fête, de prière et de rencontre. Miranda Cartier, déléguée générale du diocèse de Seine-Saint-Denis, dévoile à Aleteia les coulisses de cet événement hors normes.

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"Qui arrive quand ? Quand prévoir les répétitions ? Comment s’assurer que chaque séquence s’enchaîne correctement ?" Derrière la grande veillée qui réunira plus de 80.000 jeunes autour de Léon XIV au Stade de France vendredi 25 septembre, une multitude de paramètres doit encore être minutieusement coordonnée. Depuis la fin du printemps, une équipe imagine et construit cette soirée, entre choix artistiques, contenu des différents temps et organisation pratique. Parmi eux, Miranda Cartier, déléguée générale du diocèse de Seine-Saint-Denis, participe à l'élaboration du contenu de la soirée et à ses multiples ajustements.

Une veillée pensée pour les jeunes

Autour du père Philippe Néhouze, responsable de la veillée, une équipe d’une vingtaine de personnes s’est rapidement constituée pour imaginer le contenu de ce rendez-vous tant attendu. Un défi de taille, au regard du peu de temps dont disposent les organisateurs. "C’est une course contre la montre", se confie Miranda Cartier.

"L’idée, est de préparer les cœurs des jeunes à cette rencontre, dans la joie et la bonne humeur."

Réunions, discussions, arbitrages, ajustements… Le travail s’est poursuivi tout au long de l’été, avec plusieurs équipes mobilisées sur les différents aspects de la soirée, du contenu à la musique en passant par la logistique. "Il faut faire en sorte que tout s’articule pour que la soirée puisse fonctionner", explique Miranda Cartier. À quelques jours de l’événement, le temps n’est plus seulement à l’imagination. Il faut désormais transformer les idées en réalité.

Au programme : animations, témoignages et temps de prière. Pour accompagner ces différents moments, plusieurs artistes se succéderont sur scène, dans une programmation dont les noms ont déjà été dévoilés. Parmi eux, Les Frangines, Monroe, Anisha Jo, Grégory Turpin et Natasha St-Pier, mais aussi le rappeur Tagra et le groupe Les Guetteurs. Toutefois, l’objectif n’est pas simplement de faire patienter les spectateurs en attendant le Pape. "L’idée, est de préparer les cœurs des jeunes à cette rencontre, dans la joie et la bonne humeur", souligne la déléguée générale. Selon elle, il s’agit aussi de permettre aux milliers de jeunes venus de toute la France de s’accueillir les uns les autres et de "sentir l’ambiance du stade".

Puis l’ambiance laissera progressivement place à la veillée elle-même. Des délégations défileront, représentant notamment les sportifs, les catéchumènes et les vocations. À 21h, viendra alors le moment tant attendu de l’entrée de Léon XIV dans le stade. Accueilli par Mgr Étienne Guillet, évêque de Seine-Saint-Denis, le Pape ouvrira ensuite un temps d’échange avec les jeunes, qui pourront lui poser directement leurs questions.

Une organisation au millimètre

Autre temps fort symbolique de la soirée, la Sainte Tunique, habituellement conservée à la basilique d’Argenteuil, sera exceptionnellement exposée au Stade de France. Les jeunes pourront la découvrir pendant la seconde partie de la veillée, au cours d’un temps consacré à la figure des saints.

Le choix de présenter cette relique au Stade de France est loin d’être anodin pour Miranda Cartier. "La tunique sans couture porte une symbolique forte, celle de l’unité de l’Église malgré nos différences et nos sensibilités", indique l’organisatrice. Un message qui prend une résonance particulière dans ce stade où se retrouveront des jeunes venus de diocèses, de mouvements et de réalités ecclésiales diverses.

Le déplacement de la relique ne se résume néanmoins pas à un simple trajet de quelques kilomètres. La Sainte Tunique a en effet très rarement quitté Argenteuil. "C’est une organisation particulièrement minutieuse", précise Miranda Cartier. Car organiser une telle soirée ne consiste pas seulement à imaginer son déroulé. Il faut également composer avec les nombreux interlocuteurs impliqués dans sa préparation. "C’est beaucoup, beaucoup, beaucoup de dialogue", résume Miranda Cartier. L’équipe chargée du contenu, dont elle fait partie, échange avec les différents acteurs du voyage pontifical, notamment le Vatican, l’ordinaire du lieu et l’archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich. Une coordination indispensable pour faire avancer le projet dans une même direction. "C’est un vrai travail collectif, où chacun apporte sa pierre pour construire une soirée qui ressemble aux jeunes et à ce qu’ils vivent", explique-t-elle avec le sourire.

"Cette veillée va transformer toute une génération"

Pour la déléguée générale du diocèse de Seine-Saint-Denis, l’enjeu dépasse largement celui d’une grande soirée dans un stade. "La venue du Pape va transformer toute une génération de jeunes", affirme Miranda Cartier. Une conviction qui guide les choix de l’équipe depuis le début de la préparation. Il ne s’agit pas seulement de construire un programme, mais de penser la soirée dans sa globalité, avec ses différents temps et le public auquel elle s’adresse. "L’important, est de faire une veillée spécialement pour les jeunes. Il faut que chacun puisse repartir avec quelque chose de cette rencontre", insiste-t-elle.

Le rendez-vous revêt par ailleurs une portée particulière pour l’Église en France, qui accueillera pour la première fois Léon XIV sur son sol, estime Miranda Cartier. À la différence des grands rassemblements internationaux de jeunesse, la soirée du Stade de France s’inscrit dans une rencontre directe entre le souverain pontife et les jeunes Français. "Là, c’est notre Pape qui vient à la rencontre de l’Église locale française. C’est vraiment important que ce moment pastoral soit à la hauteur de ce que nous vivons."

"On espère qu’il nous donnera des clés pour continuer à suivre le Christ."

Cette rencontre, avant même d’avoir lieu, suscite déjà un véritable engouement. Les inscriptions individuelles ont, en effet, rapidement affiché complet et de nouvelles places ont encore été proposées mercredi 9 septembre, témoignant de la forte demande autour de cette veillée. Pour ceux qui la préparent, cette mobilisation donne aussi une dimension particulière à l’événement. "C’est vraiment un beau moment ecclésial, où chacun se mobilise bénévolement pour faire vivre cet événement", se réjouit Miranda Cartier.

Une dernière inconnue demeure

Alors que les grandes étapes de la soirée sont désormais établies, une inconnue demeure : ce que Léon XIV dira aux jeunes Français. Et c’est précisément cette part d’inattendu qui nourrit l’impatience de Miranda Cartier. "Nous avons hâte de savoir ce qu’il va nous dire et qu’il réponde à nos questions", confie-t-elle. Car au-delà de sa présence dans le stade, c’est bien sa parole que les jeunes sont venus chercher. "On espère qu’il nous donnera des clés pour continuer à suivre le Christ", poursuit la déléguée générale. L’équipe organisatrice compte ainsi sur cette rencontre pour que la parole du Pape puisse accompagner les jeunes et les aider à repartir "dans une dynamique vraiment stimulante pour l’année pastorale qui arrive".

Ce vendredi, les 80.000 jeunes entreront dans le Stade de France. Les artistes monteront sur scène. La Sainte Tunique quittera Argenteuil. Puis Léon XIV fera son entrée. Pour tous ceux qui œuvrent depuis des mois à la préparation de cette rencontre, viendra alors le temps de voir prendre vie tout ce qui a été imaginé, sans perdre de vue l’essentiel, la rencontre entre un pape et toute une génération de jeunes.