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500 jeunes voix des Pueri Cantores pour chanter la paix devant le Pape

500 jeunes voix des Pueri Cantores pour chanter la paix devant le Pape

À Paris, Lourdes et Metz, quelque 500 jeunes chanteurs participeront aux différentes étapes de la visite de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre. Membres de la Fédération Française des Pueri Cantores, ils auront une même mission : mettre leurs voix au service de la liturgie et porter auprès du Pape et des fidèles cette aspiration à la paix qui habite le mouvement depuis des décennies.

7 min de lecture

Source: Pueri Cantores

Le Chœur national Pueri Cantores prêtera sa voix à la visite pontificale à Lourdes, les 26 et 27 septembre.

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Une présence discrète par le nombre au regard des foules attendues, mais difficile à manquer lorsque leurs voix s'élèveront sous les voûtes d'une cathédrale, au milieu d’un stade, d’une foule de fidèles en plein coeur de Paris ou encore sur la prairie face à la Grotte de Lourdes. Ces voix seront celles des 500 enfants de la Fédération Française des Pueri Cantores. Une présence particulièrement symbolique pour une fédération qui rassemble aujourd'hui plus de 3.000 enfants et adolescents au sein de 90 chœurs répartis dans 35 départements.

Des « petits missionnaires de la paix »

"Les enfants chantent pendant la liturgie depuis le début du christianisme", rappelle à Aleteia Melchior Plasmans, directeur de Pueri Cantores France. Pour lui, leur présence auprès du Pape lors de sa visite apostolique en France du 25 au 28 septembre ne relève donc pas du spectacle. Elle est naturelle et essentielle. "Naturelle, parce que les enfants font pleinement partie de l'assemblée et mettent leur talent au service de la liturgie. Essentielle aussi parce qu'ils y apportent quelque chose qui leur appartient en propre : une forme de gratuité, de spontanéité".

Une spontanéité qui, selon Melchior Plasmans, donne aussi à voir « une Église vivante, tournée vers l'avenir », mais témoigne surtout d’une quête de beauté. Et cette recherche d’un même accord ne s’arrête pas à la musique. Elle rejoint une autre aspiration profondément ancrée dans l’histoire des Pueri Cantores : celle de la paix. Une convergence qui donne à leur présence auprès de Léon XIV une résonance toute particulière, tant la paix s’est imposée comme un fil rouge de son pontificat. ""La paix soit avec vous" : les premiers mots du Pape font directement écho à une mission confiée autrefois aux Pueri Cantores par Jean-Paul II, lors d’un rassemblement à Rome : être de "petits missionnaires de la paix". C’est vraiment dans notre ADN profond", insiste Melchior Plasmans. Des mots qui font aussi écho à la vocation missionnaire de la Fédération, qu’elle fait vivre notamment à travers son partenariat avec les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), dans le cadre de l’Enfance missionnaire. "Le fait que les jeunes de la Fédération fassent partie de ce programme, c’est symboliquement très fort", souligne Melchior Plasmans. Les jeunes choristes se verront d'ailleurs offrir le numéro d'Amissio, magazine de l'Enfance missionnaire, consacré à la venue du Pape en France, et  porteront un polo conçu spécialement pour l'évènement. 

Faire entendre la beauté 

Cette vocation, les jeunes Pueri Cantores auront justement l’occasion de l’incarner tout au long de la visite du Pape. Une mission qui, pendant quatre jours, prendra des formes très concrètes. À Metz comme à Notre-Dame de Paris, leur présence aura d’abord quelque chose de très familier. Ce sont les maîtrises des cathédrales elles-mêmes qui accueilleront Léon XIV. Un choix presque évident pour Melchior Plasmans : "Pour les enfants de la maîtrise de Notre-Dame de Paris comme pour celle de la cathédrale Saint-Étienne de Metz, la cathédrale est leur maison, c’est chez eux. C’est là qu’ils chantent, qu’ils grandissent et qu’ils servent la liturgie tout au long de l’année. Ils ne viendront donc pas donner un concert exceptionnel devant le Pape mais l’accueilleront littéralement chez eux."

Maîtrise de la cathédrale Saint-Etienne à Metz.

Pour d’autres, l’intervention se fera hors leurs murs habituels. Ainsi la maîtrise de la cathédrale de Reims participera à la veillé de prière des jeunes au Stade de France en accompagnant la chanteuse Monroe, tandis que la maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray chantera, elle, sur le podium lors de la messe sur les Champs-Élysées, accompagnée de quelque 250 enfants qui prendront place au milieu de l’assemblée et chanteront depuis la foule de 600.000 fidèles.

Maîtrise de la cathédrale de Reims.

À Lourdes, enfin, changement d’échelle et de symbole. Cette fois, c’est le Chœur national Pueri Cantores qui prêtera sa voix à la visite pontificale. Un choix qui tient à la vocation même du sanctuaire, où convergent chaque année des pèlerins venus de tous les diocèses de France. "Il était pertinent que ce soit le Chœur national qui s’y produise. Il réunira des jeunes issus de 20 chœurs et de 20 diocèses différents. Ils sont une vraie représentation de toutes les maîtrises qui animent la liturgie au quotidien dans leurs diocèses", souligne Melchior Plasmans. Et l’enthousiasme est au rendez-vous. Constitué pour une année seulement, le Chœur national devait initialement achever son aventure à la fin du mois d’août, mais lorsque la proposition de chanter pour le Pape est arrivée, tous les jeunes ont naturellement accepté de la prolonger. "Quoi de mieux, pour terminer cette mission, que d’être les ambassadeurs de tous les petits chanteurs et de tous les maîtrisiens de France, et de les représenter devant le pape Léon XIV ?", se réjouit Melchior Plasmans. 

Avant le grand jour, pourtant, il faut travailler. Réunir régulièrement des jeunes dispersés dans toute la France relève presque de la gageure. Les partitions leur ont donc été envoyées en amont afin que chacun puisse répéter de son côté et avec son chef de chœur. "Une tournée organisée à la fin du mois d’août leur a également permis de travailler ensemble le programme de la messe. Mais ces jeunes sont très motivés et savent travailler en autonomie", note Melchior Plasmans, convaincu que les dernières répétitions prévues à Lourdes, vendredi et samedi, juste avant l’arrivée de Léon XIV, suffiront à peaufiner les derniers détails. Le Chœur national sera ainsi prêt à accompagner les gestes de pèlerin du Pape à la Grotte samedi soir, avant d’animer la messe du dimanche matin et la procession aux flambeaux le soir.

Mais au-delà de la réussite musicale, Melchior Plasmans espère surtout que ces voix d’enfants laisseront surtout une trace chez celles et ceux qui les entendront. "J’aimerais qu’ils repartent un peu avec l’esprit de ce qu’est un chœur d’enfants », confie-t-il. Un esprit fait, là encore, de cette "spontanéité" et de cette "gratuité" qui rendent leurs chants si particuliers. « Si les enfants arrivent à toucher les gens qui verront la messe ou qui les entendront, alors ce sera gagné." Et peut-être est-ce finalement là l’essentiel : dans cette recherche du beau qui anime ces jeunes chanteurs. "Ce sont des jeunes qui cherchent le beau et à se dépasser un peu par cette beauté", conclut Melchior Plasmans. De Metz à Paris et jusqu’à Lourdes, c’est cette beauté que les Pueri Cantores tenteront de faire entendre, à Léon XIV comme aux centaines de milliers de fidèles venus l’accueillir.

En partenariat avec les Œuvres Pontificales Missionnaires - OPM France