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Comment regarder le progrès en chrétien ? Le rappel de Léon XIV

3 min de lecture
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Crédit : Antoine Mekary | ALETEIA

Lors de son audience générale mercredi 23 septembre, Léon XIV a poursuivi sa réflexion sur l’enseignement du Concile Vatican II consacré au progrès humain. Face aux conceptions qui opposent foi et progrès, le Pape a défendu une vision chrétienne du développement, au service de la personne et des plus défavorisés.

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"En niant la relation avec Dieu, on perd […] la possibilité d’affirmer la valeur transcendante de la personne humaine", a déclaré Léon XIV lors de l’audience générale du 23 septembre 2026. Face aux idéologies pour lesquelles la croyance en Dieu serait devenue "obsolète" à l’ère des grands progrès technologiques, le Pape a défendu une vision du progrès humain qui, lorsqu’il est "animé et orienté par la charité", "correspond au dessein de Dieu".

Sous un soleil automnal éclatant, Léon XIV a poursuivi sa catéchèse consacrée aux grands textes du Concile Vatican II (1962-1965). Il a continué sa lecture de la constitution pastorale Gaudium et Spes, promulguée par Paul VI en 1965, en s’arrêtant au chapitre consacré à "L’activité humaine dans l’univers".

Pour Léon XIV, cette section soulève une question fondamentale : celle de la "valeur humaine" et, par extension, celle du progrès technique, social et scientifique. "L’être humain est sujet du progrès", a-t-il affirmé, rappelant que, seulement quatre ans après la fin du Concile, l’homme avait posé pour la première fois le pied sur la Lune, dans la nuit du 20 au 21 juillet 1969.

La transcendance de la personne humaine

Avec le progrès, l’homme "se procure désormais par sa propre industrie de nombreux biens qu’il attendait autrefois avant tout de forces supérieures", souligne le pape en citant la constitution pastorale. Cette évolution a parfois conduit à présenter le progrès comme un "antagoniste de la foi chrétienne".

"Mais en fin de compte, en niant la relation avec Dieu, on perd aussi la possibilité d’affirmer la valeur transcendante de la personne humaine", a déploré Léon XIV. Face à cette conception, l’Église catholique affirme que le progrès visant à améliorer les conditions de vie "correspond au dessein de Dieu" et que le génie humain constitue un "signe de la grandeur divine", a expliqué le Pape.

L’humanité est ainsi "assumée dans son intégralité", a-t-il insisté. Il a notamment rappelé que, lors de la messe, "le fruit du travail humain, représenté par le pain et le vin", est déposé sur l’autel "pour être transformé en Corps et en Sang du Christ". Dès lors, "l’être humain ne doit pas abandonner ses occupations terrestres, mais il peut vivre pleinement sa vocation en accomplissant bien son travail quotidien et en le sanctifiant". Si le progrès terrestre ne doit pas être confondu avec le règne du Christ, les "bons fruits" du progrès humain seront, dans le Royaume de Dieu, "purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés".

En conclusion, le Pape a souligné combien le Concile Vatican II "nous invite à partager le pain du savoir et du savoir-faire, afin que chaque homme et chaque peuple puisse développer son potentiel et qu’ensemble, nous puissions construire, avec l’aide de Dieu, un avenir meilleur".