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Léon XIV en France, le ciel est en fête

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JEAN-ETIENNE-RIME-TRIBUNE-ALETEIA.

Crédit : Aleteia

Les premiers inscrits pour accueillir le pape Léon XIV lors de son prochain voyage à Paris, Lourdes et Metz, sont tous les saints et saintes de France. Notre chroniqueur Jean-Étienne Rime en est sûr : du haut du ciel, ils sont déjà dans la joie. 

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Que dire de nouveau sur le voyage tant attendu de notre Saint-Père en France ? Il faut attendre encore quelques jours pour nous rassembler autour de Léon XIV à Paris, à Lourdes, à Metz. Attendre pour prier ensemble, écouter le message pontifical, louer, chanter et glorifier, prier encore et toujours. Que de beaux jours annoncés pour la France ! Que dire de nouveau si ce n’est une grande joie pour la France et une grande joie dans le ciel ? Les saints si nombreux de notre pays se réjouissent de ces journées de prière et de joie, eux qui veillent sur le peuple de France, qui intercèdent pour nous.

Saint Louis au balcon du Louvre

Le pape Léon a retenu la figure de ce frère quasi inconnu, Laurent de la Résurrection, un carme déchaux français du XVIIe siècle qui a guidé sa spiritualité, celle où l’on offre simplement sa vie au Seigneur, où l’on se laisse guider par Lui. Il honore aussi la sainteté ordinaire de saint Jean Eudes, du saint curé d’Ars et sainte Thérèse de Lisieux. Avec eux, tous les saints de France accueillent notre pape du XXIe siècle et les foules qui viennent prier avec lui.

Imaginez les premiers annonciateurs de l’Évangile, saint Martin, saint Pothin et sainte Blandine, saint Denis, saint Maurice et saint Maurille : ils sont les pères des générations qui ont cru, qui ont prié et façonné l’Église des premiers siècles. Comme ils vont exulter en voyant la ferveur des Français d’aujourd’hui ! Saint Louis au balcon du Louvre se réjouira de la liesse et de la prière dans sa capitale et sainte Jeanne d’Arc verra son étendard hissé dans le ciel de Paris, portant les noms de Jésus et Marie et le retrouvera flotter au-dessus de Metz, dans sa Lorraine natale. Elle entrera, discrète et heureuse, dans la cathédrale Saint-Étienne en tenant Robert Schuman par la main.

Les carmélites de Compiègne

Saint Claude et sainte Marguerite-Marie, saint François de Sales, sainte Jeanne de Chantal, saint René Goupil à la conquête du nouveau monde, saint Vincent de Paul, saint Louis-Marie Grignion de Montfort, tous ces visages et ces cœurs brûlant d’amour en ce beau XVIIe siècle, danseront — ce qui n’était pas dans leurs habitudes — il faut bien manifester sa joie !

Les carmélites de Compiègne verront leur sang versé sur la place de la Concorde féconder une foule en prière et avec elles, les saints martyrs de septembre, les curés noyés à Nantes, les non-jureurs, le bienheureux Noël Pinot et les martyrs d’Avrillé, tous béatifiés après tant de violence prieront pour l’unité et la concorde des peuples de France. Et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, celle qui disait "Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la Terre" ? Elle verra du bien, du beau, de la joie et nous chanterons avec elle "Vivre d'Amour, c'est Te garder Toi-même…" Quant à saint Jean-Marie Vianney, patron des curés, il demandera des vocations dans cette belle jeunesse : la "génération Léon" va surgir poussée par le souffle de l’Esprit.

La petite sainte qui ne fait pas de bruit

Que de saints ! impossible de les citer tous. Prions Frédéric Ozanam, Charles de Foucauld, Jeanne Delanoue, Bernard de Clervaux, Bruno le Chartreux, Élisabeth de la Trinité, Jeanne Jugan, Louis et Zélie, les saints moines et les saintes moniales, les saints prêtres et diacres, les évêques et les missionnaires, les martyrs des guerres et des folies des hommes, les enfants montés trop vite au ciel, tous les saints connus et anonymes… Tous, ils sont à la fête en voyant trains et cars, avions et voitures converger vers Paris, Lourdes ou Metz pour affirmer avec le pape ce "Je crois, j’aime et j’espère" qui fut leur credo.

Dans cette litanie aux couleurs de notre pays, il y a une petite sainte qui ne fait pas de bruit mais qui va ouvrir ses bras au Pape Léon, elle seule : c’est la petite Bernadette, sainte Bernadette. Elle aura le privilège d’accueillir Léon XIV dans sa ville, dans sa grotte et ensemble, unis à la foule des fidèles, ils prieront Marie-Mère, Marie, patronne principale de la France, Marie du vœu de Louis XIII pour la France, pour nous tous, pour que nous annoncions plus encore l’Évangile, portés par l’élan du successeur de Pierre.