Elle n’existait pas encore lorsque Jean-Paul II s'est rendu à Metz, en 1988. Pour la visite de Léon XIV, prévue le 28 septembre 2026, la maîtrise de la cathédrale Saint-Étienne de Metz sera sur le devant de la scène. Rencontre interreligieuse le matin, messe et déambulation l’après-midi… L’ensemble choral sera à la manœuvre tout au long de la journée, pour un véritable marathon musical. "Les enfants sont très motivés, on sent qu’ils se rendent compte qu’ils vont vivre un moment exceptionnel", affirme Christophe Bergossi, maître de chapelle de la cathédrale et directeur musical de la maîtrise. Heureuse coïncidence, celle-ci fête ses 30 ans cette année. "Ça tombait presque comme un cadeau, sourit le directeur. C’est aussi une reconnaissance du travail que l’on fait. J’ai beaucoup d’encouragements de collègues, à Paris et à Lourdes notamment."

70 chanteurs le jour J
Reconstituées en 1996 sous l’impulsion de Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, la maîtrise et son école ont formé près de 900 personnes en 30 ans. Avec un objectif : enseigner la musique d’Église dans le diocèse. "Le projet pédagogique principal de la maîtrise de Metz est que les jeunes soient au service des paroisses, comme chantres, poursuit Christophe Bergossi. Ils sont présents de temps en temps à la cathédrale, mais ils sont aussi actifs dans leurs paroisses pour pallier le manque de musiciens." Au total, la maîtrise compte 150 voix, enfants comme adultes, et 70 d'entre eux chanteront pour le Pape. L’école maîtrisienne, elle, s’est construite en partenariat avec l’ensemble scolaire Jean XXIII, et accueille des enfants dès le CP. Chaque année, les chanteurs donnent une quarantaine de concerts, en plus d’animer la messe chaque dimanche à la cathédrale. "On est assez exigeant sur la proposition que l’on fait, c’est quelque chose de très précis et qui demande de l’investissement et des efforts, récompensés par ces moments qu’on vit ensemble, lorsque l’on chante à la cathédrale ou à Rome."
Bienvenue sur le nouveau site d'Aleteia !
Nous sommes heureux de vous accueillir sur un site entièrement repensé, réalisé grâce au soutien de nos généreux donateurs.
Si vous appréciez cette nouvelle expérience de lecture, vous pouvez, vous aussi, nous aider à faire vivre Aleteia.
Car si pour la maîtrise de Metz, accueillir un pape à domicile est inédit, ce n’est pas la première fois qu’elle se produit devant lui. "Depuis 20 ans, on a l’habitude de chanter dans des congrès internationaux à Rome, et il y a toujours une rencontre entre le pape et les petits chanteurs. Mais l’accueillir chez nous…" souffle encore le directeur. Epaulé par son adjoint, Pierre Falkenrodt, lui-même ancien élève de la maîtrise, Christophe Bergossi a proposé un répertoire complet et effectué les arrangements musicaux, notamment pour l’après-midi. "On chantera de 13 h 30 jusqu’à 18 h, indique Pierre Falkenrodt. Il y aura différents styles de musique, des arrangements plus classiques avec orgue, mais aussi des chants de l’Emmanuel, notamment avant la messe."

Du grégorien pour la messe
Pour la célébration à la cathédrale, la maîtrise fera la part belle au chant grégorien, héritage d’une histoire millénaire dont Metz fut l’un des berceaux, dès le VIIIe siècle. "L’évêque Chrodegang aspirait à unifier les chants dans le royaume, ce fut l’une des sources qui a permis de mixer le chant romain avec le chant gallican. Tout ce patrimoine s’est développé à Metz et des chantres sont partis dans toutes les régions pour former d’autres cathédrales", précise Christophe Bergossi. Le programme conçu pour le jour J est de haute volée, mais chacun se dit serein. "Connaissant mes chanteurs, je sais que ça fonctionnera, conclut le directeur de la maîtrise. Les enfants sont capables de faire des choses exceptionnelles, pourvu qu’on leur fasse confiance et qu’on leur en donne les moyens. On donnera le meilleur de nous-même et on aura un son digne de cette cérémonie."












