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Myriam, Jennifer… Pourquoi leur rencontre avec Léon XIV sera un moment fort

Le 26 septembre, le pape Léon XIV se rendra à l’Institut catholique de Paris (ICP) pour une visite axée sur l’avenir du catholicisme en France, et notamment le phénomène des nouveaux convertis. Il y rencontrera des catéchumènes et des néophytes. Quatre d'entre eux témoignent de leur joie et de leur impatience.

5 min de lecture

Source: Avec l'autorisation d'Audrey.

Baptême d'Audrey à Notre-Dame de Paris, avril 2025.

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Une "chance incroyable". C’est l’expression qui revient le plus souvent dans la bouche des rares privilégiés qui s’apprêtent à rencontrer individuellement le Pape à l’occasion de sa venue en France. C’est le cas de Myriam et Audrey, néophytes, et de Jennifer et Cristal, catéchumènes. Elles proviennent de différents diocèses d’Île-de-France mais font toutes les quatre partie de l’Assemblée ecclésiale provinciale lancée en avril 2025 par les évêques franciliens pour réfléchir à l’accueil des nouveaux baptisés.

Le samedi 26 septembre prochain, dans la matinée, Léon XIV franchira les portes de l’Institut catholique de Paris, et prendra la parole sur un sujet pastoral d’une actualité brûlante : le boom des catéchumènes en France. En choisissant l’ICP pour rencontrer les représentants de l’Assemblée synodale provinciale, Léon XIV entend ainsi saluer le dynamisme de la foi contemporaine et interroger cette soif spirituelle retrouvée au cœur d’une société sécularisée.

Touchées par l’intérêt du Pape

"Il y a un grand mouvement de conversions en France et je trouve très touchant que le Pape s’intéresse de près à ce phénomène et veuille nous rencontrer", confie Cristal, 34 ans, lapidaire et membre des paroisses de Bondy et des Pavillons-sous-Bois (93). Elle a rencontré le Christ lors d’une veillée d’adoration et sera baptisée à Pâques 2027. "Le Pape est le représentant de l'Église et porte l'héritage que Jésus nous a laissé. J’y vais le cœur ouvert, sans attentes spéciales", précise-t-elle.

Cristal, 34 ans, catéchumène.

Audrey, 26 ans, étudiante en diététique et nutrition, première baptisée de Notre-Dame de Paris depuis sa réouverture, témoigne aussi de sa joie à l’idée de rencontrer ce pape qui "prend au sérieux l’accueil des nouveaux baptisés". "Je fais partie de la dizaine de personnes qui vont lui être présentées individuellement ! Je stresse beaucoup mais je suis très contente", confie-t-elle. "Je sais qu’il va trouver les mots justes pour ces personnes. Sa présence auprès de nous démontre combien il est important pour lui d’accueillir les catéchumènes et d’intégrer les néophytes dans l’Église."

Jennifer, 33 ans, catéchumène.

"Je ne m’y attendais pas !", s’exclame Jennifer, 33 ans, éducatrice spécialisée dans un institut spécialisé auprès d’enfants en situation de handicap. Catéchumène, elle sera baptisée à Pâques l’année prochaine à l’issue d’un cheminement commencé il y a une dizaine d’années. "J’ai senti un appel mais je n’étais pas encore prête à l’époque, puis cet appel est devenu plus pressant, j’avais soif de trouver un sens à ma vie et je suis tombée sur Jésus, son message, la Bible", confie l’éducatrice. Ce qu’elle attend de cette rencontre avec Léon XIV ? Avant tout sa bénédiction, pour le travail qui attend les participants de l’Assemblée synodale provinciale.

Faire un seul corps

Quant à Myriam, 22 ans, baptisée dans la paroisse de Sceau (92) à Pâques 2026, étudiante en histoire après trois années de classes préparatoires littéraires, elle se réjouit de faire l’expérience de l’Église en tant que corps lors de la visite du Pape. "Je suis ravie de rencontrer le Pape en petit comité mais j’attends beaucoup de la grande messe solennelle Place de la Concorde. À chaque messe, je vis particulièrement cette parole de la prière eucharistique : "Accorde-nous d'être un seul corps". À ce moment-là, j’ai vraiment l’impression d’être membre de ce corps qu’est l’Église. Avec la présence du Pape, chef de l’Église, cela va devenir encore plus concret."

Audrey devant Notre-Dame de Paris.

Une expérience que Myriam, agnostique il y a trois ans, est impatiente de vivre. Sa conversion n’avait pourtant rien d’évident. Tout a commencé par une dispute avec un camarade de classe à propos d’une croix portée autour du cou… Un camarade qui deviendra par la suite celui qui la conduira vers le baptême, son "petit ami" et son parrain ! "On a commencé par parler de Dieu, il m’a conseillé de lire les Évangiles. Au début, je n’y comprenais rien ! Alors que je lisais des textes philosophiques compliqués à côté !", se souvient-elle. "Mais j’ai persévéré, et un jour, ce jour où une grosse dispute a éclaté avec mon amoureux à propos de choses que je lui avais cachées, une phrase de la Bible – le passage où Jésus dort dans la barque au beau milieu d’une tempête et ses disciples sont inquiets (cf Mt 8, 24) – m’a fait réaliser que Jésus était là, présent au milieu de nous, et qu’il fallait le mettre au centre pour avoir le courage d’avancer et trouver la force de pardonner. Demander à recevoir le baptême coulait de source, et le baptême m’a sauvée."