Diagnostiqué de la maladie de Parkinson à seulement 29 ans, Michael J. Fox a depuis transformé son combat personnel en un engagement collectif. Récompensé du Bob Hope Humanitarian Award lors des Emmy Awards, le 14 septembre à Los Angeles, le célèbre acteur de la saga Retour vers le futur a livré un discours bouleversant, entre confidences sur sa maladie et espoir de la voir un jour éradiquée.
"Quand on veut très fort quelque chose, on finit toujours par y arriver." Cette phrase prononcée par Marty McFly dans Retour vers le futur pourrait tout aussi bien être celle de Michael J. Fox. Quarante ans après avoir incarné l’adolescent qui refusait de croire que l’avenir était déjà écrit, l’acteur semble avoir fait de cette philosophie une véritable ligne de conduite. Et c’est précisément ce parcours, bien au-delà des plateaux de cinéma, qui a été célébré le 14 septembre dernier, lors de la 78e édition des Emmy Awards à Los Angeles. À 65 ans, Michael J. Fox a reçu le Bob Hope Humanitarian Award, l’une des distinctions les plus rares décernées par l’Académie de la télévision, en reconnaissance de son engagement de plusieurs décennies en faveur de la recherche sur la maladie de Parkinson. Un moment particulièrement émouvant pour celui qui vit avec la maladie depuis 1991.

Face à un public debout pour l’applaudir, Michael J. Fox est revenu sur ce diagnostic qui a bouleversé sa vie alors qu’il n’avait que 29 ans et était au sommet de sa carrière. "Au début, j’ai gardé mon diagnostic de la maladie de Parkinson secret. J’avais peur que cela nuise à mon travail et à ma relation avec le public. Est-ce qu’ils riraient encore s’ils savaient que j’étais malade ?", a-t-il raconté sur la scène des Emmy Awards. Mais la réaction qu’il redoutait tant se révèle finalement à l’opposé de ce qu’il avait imaginé. Et en 1998, il décide de la révéler publiquement. "J’ai été bouleversé par le soutien que j’ai reçu. Votre soutien à tous. Ça m’a simplement donné envie de continuer. Je n’avais pas perdu ce que je savais faire. Et on ne pouvait pas me l’enlever. Parce que vous avez été là pour moi et je vous en suis reconnaissant", s'est-il souvenu. Un soutien qui l’a aidé à comprendre qu’il ne voulait pas seulement apprendre à vivre avec Parkinson mais avant tout agir pour toutes celles et ceux qui affrontent comme lui cette maladie neurodégénérative. "Avec le temps, j’ai compris qu’accepter de vivre avec Parkinson ne signifiait pas me résigner. Cela signifiait que je devais faire tout ce que je pouvais pour tous ceux qui vivent avec cette maladie."
De cette conviction est né, en 2000, sa fondation Michael J. Fox Foundation for Parkinson’s Research, dont le but est d'accélérer la recherche, améliorer la vie des patients et contribuer à trouver, un jour, un traitement capable de vaincre la maladie. En un peu plus de vingt-cinq ans, sa fondation est devenue le plus important organisme à but non lucratif au monde consacré au financement de la recherche sur Parkinson. Elle a investi plus de 3 milliards de dollars dans la recherche, contribuant à accélérer les travaux sur la compréhension de la maladie et le développement de nouveaux traitements. Après avoir reçu de nombreux prix dont la Médaille présidentielle de la Liberté en 2025, la plus haute distinction civile des États-Unis, ce nouveau prix vient ainsi couronner plus de deux décennies d’engagement. "J’ai réuni des personnes brillantes pour mener ce combat à mes côtés, et je me suis engagé à financer les meilleures recherches scientifiques au monde. Je suis fier des progrès que nous avons accomplis pour améliorer la vie des patients atteints de Parkinson et de leurs familles. Nous nous rapprochons chaque jour de l’objectif d’éradiquer cette maladie pour de bon", a conclu l’acteur, porté par l'espérance de voir un jour cette maladie disparaître.












