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Léon XIV invite à pardonner “sans mesure” pour retrouver la paix

4 min de lecture
Lors de l’Angélus du 13 septembre 2026, Léon XIV a invité les fidèles réunis place Saint-Pierre à faire du pardon une règle de vie, aussi bien dans les relations personnelles que dans la vie des communautés.

Crédit : Antoine Mekary | ALETEIA

Lors de l’Angélus du 13 septembre 2026, Léon XIV a invité les fidèles réunis place Saint-Pierre à faire du pardon une règle de vie, aussi bien dans les relations personnelles que dans la vie des communautés.

Lors de l’Angélus de ce 13 septembre, Léon XIV a insisté sur la puissance libératrice du pardon, capable de mettre fin aux rancœurs, de restaurer les relations brisées et d’empêcher les conflits de dégénérer en divisions et en guerres.

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"Seul le pardon libère et ramène la lumière", a affirmé Léon XIV lors de l’Angélus du 13 septembre 2026, invitant les fidèles réunis place Saint-Pierre à faire du pardon une règle de vie, aussi bien dans les relations personnelles que dans la vie des communautés. Commentant l’Évangile du jour (Mt 18, 21-35) de ce 24e dimanche du temps ordinaire, le Pape a rappelé que le pardon, enseigné et vécu par le Christ jusqu’à la croix, est "indispensable" pour construire la paix et éviter que les conflits ne se transforment en rancœurs, en divisions ou en guerres.

Dans sa méditation prononcée depuis la fenêtre du palais apostolique du Vatican, le Pape est revenu sur l’épisode dans lequel Pierre demande à Jésus combien de fois il doit pardonner à son frère qui commet une faute contre lui : "Jusqu’à sept fois ?" Le chiffre sept symbolisant la plénitude dans la Bible, cette proposition manifeste déjà, selon le Pape, "un cœur généreux". Mais Jésus va plus loin : "Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept", répond le Christ, exhortant donc à un pardon sans limite et "sans mesure".

"Tout nous est donné par Dieu par pur amour, et aucun d’entre nous ne peut se dire parfait dans sa réponse à tant de bonté."

Pour Léon XIV, cette réponse prend tout son sens dans la parabole du serviteur dont la dette envers son maître est si considérable qu’elle est pratiquement irrécouvrable. Ayant obtenu son annulation par pure miséricorde, l’homme se montre pourtant incapable d’accorder à son compagnon une clémence comparable. Cette contradiction permet à Jésus de rappeler que "le don et le pardon sont à la base de notre existence". "Tout nous est donné par Dieu par pur amour, et aucun d’entre nous ne peut se dire parfait dans sa réponse à tant de bonté", a souligné Léon XIV. De cette gratuité reçue découle, selon lui, une règle essentielle pour la vie en société : "la gratuité, qui est la source de notre vie même, est aussi la meilleure règle pour notre vie en communauté".

Pas de paix sans ouverture au pardon

Le Souverain Pontife a rappelé les conséquences du manque de pardon dans les relations humaines. "Le pardon est indispensable et, s’il fait défaut, on ne peut vivre en paix", a-t-il déclaré. Sans lui apparaissent en effet "des conflits, des accusations, des rancunes, des vengeances" qui, progressivement, "détruisent les relations, divisent les familles, déclenchent des guerres". Face à ces situations, Léon XIV a présenté le pardon comme une force capable de rouvrir un avenir là où tout semble obscurci : "Seul le pardon libère et ramène la lumière, même là où la pauvreté matérielle et morale de l’homme, l’espace d’un instant, a assombri l’horizon et rendu le chemin incertain", a-t-il expliqué. Il a comparé le pardon à "un vent bienfaisant" qui dissipe "même les nuages les plus épais" jusqu’à faire réapparaître le soleil.

"Cette charité, qui oublie et guérit, marquera pour le premier des Apôtres la confirmation de sa mission."

Il s’est également arrêté sur la figure de Pierre, directement impliqué dans l’Évangile du jour. Le premier des Apôtres a lui-même fait l’expérience de la miséricorde après avoir renié Jésus pendant sa Passion. Au bord du lac, après la Résurrection, le Christ ne lui adresse pas de reproche, mais lui demande simplement  : "Simon, m’aimes-tu ?", avant de lui dire : "Suis-moi !"  Pour Léon XIV, cette scène montre que le pardon de Jésus ne se contente pas d’effacer le passé : il restaure une relation et permet de reprendre une mission "comme si rien ne s’était passé". Le successeur de Pierre a ainsi démontré que le pardon apporté par Jésus à son lointain prédécesseur fut le point de départ de toute l’histoire de la papauté, ancrée dès son origine dans une dynamique de miséricorde. "Cette charité, qui oublie et guérit, marquera pour le premier des Apôtres la confirmation de sa mission", a expliqué le Pape.