Des pèlerins viennent depuis des siècles au Puy Notre-Dame, en Anjou, confier à Marie leur famille et leur désir d’enfant. Relancé en 2025 par le père Guillaume Meunier à l’occasion du Jubilé de l’Espérance, ce pèlerinage s’ouvre ce 12 septembre, c'est-à-dire le week-end suivant la fête de la Nativité de Marie. Une fête qui porte en Anjou un nom bien particulier : la fête de Notre-Dame l’Angevine.
Une centaine de pèlerins avaient pris la route en 2025, rejoints ensuite par plus de 400 personnes à la messe. Cette année encore, une centaine de pèlerins sont attendus pour deux jours de marche ce 12 septembre, qui se concluront par une messe présidée par Mgr Delmas, évêque d’Angers, autour des reliques de la Sainte Ceinture de la Vierge du Puy Notre-Dame, petit “Mont-Saint-Michel” de la région.
Trois routes au départ d’Anjou
Organisé par les paroisses de Saint-Denis-des-Faluns, Notre-Dame-du-Bellay et Saint-Martin-en-Layon, le pèlerinage propose cette année trois itinéraires pour permettre au plus grand nombre de prendre part à la marche. Le premier, long d’une vingtaine de kilomètres, partira du monastère de Martigné-Briand. Le deuxième, d’une douzaine de kilomètres, débutera à Notre-Dame-du-Bellay. Les deux groupes convergeront vers Doué-la-Fontaine, où les pèlerins passeront la nuit après une veillée d’adoration.
Bienvenue sur le nouveau site d'Aleteia !
Nous sommes heureux de vous accueillir sur un site entièrement repensé, réalisé grâce au soutien de nos généreux donateurs.
Si vous appréciez cette nouvelle expérience de lecture, vous pouvez, vous aussi, nous aider à faire vivre Aleteia.
Le lendemain matin, ils reprendront ensemble la route pour les douze derniers kilomètres jusqu’à la collégiale du Puy-Notre-Dame. À leur arrivée, les habitants du village se joindront à eux pour la procession finale et un temps de recueillement autour des reliques de la Sainte Ceinture dans les rues de la ville.
Une tradition qui rassemble
Familles, jeunes et retraités se retrouveront ainsi autour d’une même tradition. Le pèlerinage attire d’ailleurs bien au-delà des paroisses qui l’organisent : l’an dernier, une famille venue de Bordeaux avait notamment fait le déplacement pour vivre ce temps fort.
Situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, le pèlerinage accueillera des pèlerins aux parcours variés : catholiques pratiquants, personnes en recherche ou en réflexion sur la foi, mais aussi marcheurs de Compostelle non pratiquants. Il réunira également une équipe de bénévoles issus de trois clochers différents, rassemblés autour d’une même démarche d’unité et de fraternité.
Confier à Marie son désir d’enfant
Au cœur de cette marche, une intention particulière : prier pour l’espérance d’enfant au sein des familles. Au Moyen Âge, la Sainte Ceinture de la Vierge, offerte à Guillaume IX par le patriarche de Jérusalem, était notamment vénérée pour accompagner et soutenir le désir d’enfant.
Des siècles plus tard, cette tradition demeure vivante. Des familles viennent encore déposer dans les mains de la Vierge Marie, leurs joies, leurs attentes et leurs épreuves. Car le désir d’enfant, peut être aujourd’hui encore, un chemin d’espérance, mais aussi parfois de souffrance. Frappée à l’occasion de ce pèlerinage, une médaille représentant la Vierge Marie de la collégiale, remise aux pèlerins, les accompagnera tout au long de leur chemin.












