Immaculées, repassées et pliées, les nappes d’autel ont désormais quitté le monastère des Clarisses à Troyes. Elles sont prêtes à être livrées au père Dufour, chapelain de Notre-Dame de Paris qui les a commandées début juillet 2026 à l’Artisanat monastique. Cette œuvre d’Église "a pour mission de valoriser les savoir-faire des monastères et plus particulièrement, les moins connus ou dont l’Ordre exige qu’ils restent dans la discrétion, comme les Carmels", explique Marie Giffo, sa responsable de la communication.
Très peu connues elles aussi, les Clarisses de l’Adoration perpétuelle travaillent déjà pour l’Artisanat monastique. Elles réalisent des cortèges de mariage, des trousses de toilette ou des commandes un peu spéciales comme récemment, des capes pour l’Ordre de Malte. Spécialisées dans la confection d’ornements liturgiques, elles ont aussi confectionné des corporaux pour Notre-Dame de Paris. La qualité de leur travail étant reconnue, c’est donc tout naturellement que la délicate mission de coudre deux nappes d’autel pour la venue du Pape en France fin septembre leur a été confiée.
Bienvenue sur le nouveau site d'Aleteia !
Nous sommes heureux de vous accueillir sur un site entièrement repensé, réalisé grâce au soutien de nos généreux donateurs.
Si vous appréciez cette nouvelle expérience de lecture, vous pouvez, vous aussi, nous aider à faire vivre Aleteia.
"Les dimensions des nappes étaient hors normes : 5 x 1,50 m pour l’autel de la Concorde", explique à Aleteia Ghislaine Angot, bénévole de l’association, chargée de définir la commande, d’établir le devis, d’acheter le tissu validé par le père Dufour, et de suivre le travail des religieuses. "Pour Notre-Dame, j’ai dû suivre le plan de l’architecte qui a dessiné l’autel car la nappe est bord à bord. Il n’est donc pas question que le tissu rétrécisse au lavage. Pour cela, je l’ai fait tremper dans de l’eau salée pendant une nuit. Il a fallu aussi prévoir un trou pour faire passer le micro." Autant de contraintes qui demandent un savoir-faire certain.
À peine la commande parvenue aux Clarisses, celles-ci mettent de côté leur travail en cours pour s’y atteler et y passent l’été 2026. Pour les sœurs couturières, c’est une grande joie. "Cela nous permet d’être proches avec vous pour la venue du Saint-Père", explique sœur Marie-Raphaëlle, reconnaissante à l’Artisanat monastique de donner du travail, "notre pain de vie", à la communauté.
Ces religieuses contemplatives appartiennent à un ordre fondé en 1854 et établi à Troyes deux ans plus tard. Appartenant à la grande famille franciscaine, elles portent un habit marron avec un scapulaire sur lequel un ostensoir est brodé, rappelant qu’elles ont voué leur vie à "l’adoration dans un esprit d’action de grâce". Pas étonnant que la commande des nappes sur lesquelles l’Eucharistie va être célébrée et adorée par le pape, leur ait profondément réjoui le cœur.













