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Des poutres datant du Premier Temple de Salomon découvertes sous un parking de Jérusalem

3 min de lecture
Panoramic view of the Solomon's temple remains and Al-Aqsa Mosque minaret in Jerusalem. Israel

Crédit : Sasha Taran | Shutterstock

C'est en effectuant des fouilles sous un parking de Jérusalem que des archéologues ont découvert cet été des poutres en bois de sycomore carbonisées. Grâce à leur excellente conservation, les techniques modernes permettent de les dater à dix ans près, elles pourraient bien être de l'époque du Premier Temple de Salomon, il y a 2600 ans .

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Si les fouilles archéologiques sont impossibles sous l'esplanade des Mosquées, ce n'est pas les cas des alentours où archéologues et chercheurs effectuent régulièrement des recherches. Au mois de juillet 202, des fouilles ont ainsi eu lieu dans le parc national des remparts de Jérusalem, dans la Cité de David, précisément sur le parking de Givati. C'est là que des archéologues de l'Autorité des antiquités d'Israël et de l'université de Tel-Aviv ont mis au jour des vestiges, des objets mais également d'énormes poutres en bois carbonisées. Et ces poutres dateraient de l’un des moments les plus marquants de l'histoire de l'ancienne Jérusalem : la destruction du Temple de Salomon par le roi babylonien Nabuchodonosor II en 586 av. J.-C.

Une datation à dix ans près

D’après les chercheurs, ces poutres correspondent au toit d’une cour intérieure d'un édifice datant de l’époque du Premier Temple. Lors de sa destruction, le toit s’était effondré sur le sol et les enduits des murs étaient tombés sur ces poutres calcinées, permettant ainsi leur conservation jusqu’à leur récente découverte, près de 2.600 ans plus tard. Si l’on sait déjà que le bois retrouvé est du sycomore, un bois couramment utilisé dans l’ancienne Judée pour les constructions de grande envergure, son excellente conservation pourrait apporter encore plus d'informations. En effet, les archéologues ont souligné le nombre inhabituel de cernes de croissance conservés dans le bois, offrant ainsi un potentiel de recherche considérable car plus il y a de cernes, plus la datation est précise. Et les techniques modernes d'anlayse vont permettre de le dater à dix ans près, ce qui constitue une avancée historique et archéologique majeure.  

En attendant les résultats, d’autres indices permettent de déterminer l’époque de ces poutres puisque les chercheurs ont également mis à jour un ensemble d’objets caractéristiques de la vie à Jérusalem à l’époque du Premier Temple : des poteries, des récipients et des objets administratifs qui, pris dans leur ensemble, brossent le tableau d’un bâtiment ordinaire dans une ville à la veille d’une catastrophe, d’après le média Times of Israël qui relate cette récente découverte. 

Pour rappel, le Temple de Salomon aurait construit au Xe siècle avant Jésus-Christ afin d’abriter l’Arche d’Alliance. Il était le centre spirituel de l’ancien Israël jusqu'à sa destruction en 586 av. J.-C. par Nabuchodonosor II, comme le relatent le Livre des Rois et le Livre de Jérémie. Le Second Temple, reconstruit après l’exil, et où Jésus lui-même allait prier et pratiquer, fut détruit par Rome en 70 après JC.