"L’attention, le soin et le bien que nous avons reçus nous rendent plus libres et plus aptes à assumer nos responsabilités", a déclaré Léon XIV ce 6 septembre lors de l’Angélus, en encourageant les communautés chrétiennes à vivre cet "amour mutuel" en pratiquant l’art "délicat, et trop souvent oublié" de la "correction fraternelle".
Des milliers de fidèles avaient gagné la place Saint-Pierre, malgré les fortes chaleurs estivales en cette mi-journée de 6 septembre, pour venir écouter Léon XIV et réciter avec lui la prière de l’Angélus. Dans sa méditation, inspirée par les lectures du jour, le Pape a souligné l’injonction que fait saint Paul à la communauté de Rome : "Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel". Cette dette de l’amour mutuel, a expliqué le pontife, est "l’attention, le soin et le bien que nous avons reçus", qui "nous rendent plus libres et plus aptes à assumer nos responsabilités". Et pour exercer cet amour mutuel dans les communautés chrétiennes, il a indiqué deux voies proposées par le Christ dans l'Évangile du jour : la "correction fraternelle" et le fait de "se mettre d’accord".
La correction fraternelle, "art délicat et trop souvent oublié", consiste à "se parler sincèrement — d’abord en tête-à-tête, puis si nécessaire à deux ou à trois, et enfin, quand il le faut, avec toute la communauté". Cette méthode, a insisté Léon XIV, permet d’«"affronter la réalité et de transformer les problèmes et les conflits en étapes de croissance", au contraire des plaintes et des médisances, qui sont "faciles", mais qui "ne mènent à rien et paralysent bien des situations".












