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Les actes antichrétiens en hausse de 6% au premier semestre 2026

2 min de lecture
profanation, vandalisme, église
L'église Sainte Madeleine à Angers profanée. Avril 2023.

458 actes antichrétiens ont été recensés en France au premier semestre 2026, soit une hausse de 6% en un an selon les chiffres révélés par La Croix dans un entretien avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez le 3 septembre.

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1.150 actes antireligieux ont été recensés en France au cours des six premiers mois de 2026, selon les chiffres dévoilés en exclusivité le 3 septembre par La Croix au cours d'un entretien avec le ministère de l'Intérieur Laurent Nuñez. Parmi eux, 46% sont antisémites, 14% antimusulmans et 40% antichrétiens. Cette dernière proportion était de 34% à la même période en 2025.

Les actes antichrétiens ont donc augmenté de 6%, avec 458 faits recensés, contre 433 au premier semestre 2025. Dans cet entretien accordé à La Croix en amont du voyage apostolique de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, Laurent Nuñez souligne que ces actes sont très majoritairement dirigés contre les biens. 84% concernent des vols ou des dégradations, notamment dans les églises et les cimetières. Les atteintes aux personnes resteraient "très minoritaires", avec 14 faits recensés.

Le nombre total d’actes antireligieux diminue en revanche de 10% par rapport au premier semestre 2025. Les actes antisémites, qui représentent 533 faits, et les actes antimusulmans, au nombre de 159, sont en baisse. Le ministre rappelle que les actes antisémites avaient atteint des niveaux particulièrement élevés après le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 et le début de la guerre à Gaza.

Assises contre les actes antireligieux

Ces nouveaux chiffres donnent un éclairage supplémentaire sur une réalité devenue récurrente : les églises et les lieux de culte chrétiens demeurent régulièrement la cible de dégradations, de vols ou d’intrusions. En 2025, 843 actes antichrétiens avaient déjà été recensés, soit déjà une hausse de 9% par rapport à 2024.

Face à cette situation, les pouvoirs publics ont engagé cette année un travail visant à mieux comprendre les ressorts de ces actes. Annoncées en janvier par Emmanuel Macron, les assises nationales et territoriales de lutte contre les actes antireligieux ont été lancées fin mai. Des réunions départementales ont ensuite été organisées dans les préfectures, associant représentants des cultes, élus, forces de sécurité, justice et société civile. Les conclusions de ce dispositif sont attendues à l’automne.