À la ciergerie de Lourdes, tout s’accélère avant la venue de Léon XIV fin septembre. Pas moins de 175.000 cierges devront être produits en trois semaines. Un défi de taille que cette maison presque centenaire aborde avec sérénité, habituée aux grands rendez-vous qui rythment la vie de la cité mariale.
Depuis l’annonce de la venue de Léon XIV à Lourdes les 26 et 27 septembre, la cité mariale se prépare à accueillir une affluence exceptionnelle de pèlerins. Dans les hôtels, les commerces et au sanctuaire, chacun ajuste son organisation pour ce rendez-vous hors-norme. À la ciergerie de Lourdes, qui produit déjà 450 tonnes de cierges par an, Laurent Lacoste affiche pourtant un calme olympien. À la tête de cette maison presque centenaire, il a, en 25 ans de carrière, vu défiler les grands rendez-vous, dont les visites de Jean Paul II et de Benoît XVI. Alors, pas de révolution dans les ateliers, mais un sérieux coup d’accélérateur avec une journée de travail supplémentaire au planning.
"À partir de la semaine prochaine, nous allons augmenter notre production de 20%, et ce jusqu’à la venue du Pape, afin de produire quelque 130.000 cierges supplémentaires", explique-t-il à Aleteia, précisant qu’il s’agit principalement des petits cierges de 130 grammes, privilégiés par le sanctuaire à cette occasion afin de permettre au plus grand nombre de pèlerins de déposer un cierge, tout en assurant une circulation fluide. À ces cierges, il faut ajouter ceux destinés à la procession mariale du dimanche soir. "La jauge des 45.000 personnes attendues pour cette procession ayant été atteinte, nous devons donc préparer autant de cierges de 32 g.".

Au total, ce sont donc 175.000 cierges devront être produits en trois semaines. Le défi est de taille mais Laurent Lacoste se dit serein. "En 2008, lors des 150 ans des apparitions à Lourdes, la ciergerie a aussi dû produire beaucoup de cierges tout au long de l’année. Nous y arriverons cette fois-ci aussi", sourit-il, confiant. Seule inquiétude du moment : l’"effet Léon XIV" après son passage à Lourdes. "Je pense que beaucoup de personnes voudront venir marcher dans les pas du Pape après sa venue et la saison des pèlerinages se poursuivra peut-être au-delà du mois d’octobre habituel."
Quant aux produits dérivés ? Ils ne sont pas prévus au programme. Non pas par manque de temps ou d’imagination, mais par choix. "Comme l’a bien souligné Mgr Micas, évêque de Tarbes et de Lourdes, le Pape vient en tant que “pèlerin parmi les pèlerins”. Nous gardons donc les mêmes cierges que d’habitude", conclut Laurent Lacoste, impatient d’accueillir Léon XIV à la fin du mois.












