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Loto du patrimoine 2026: les églises à l’honneur

6 min de lecture
Leglise-Nostra-Senyora-de-las-Grades

Crédit : Mission Stéphane Bern

L'église Nostra-Senyora-de-las-Grades.

La Fondation du Patrimoine a dévoilé ce 31 août les 100 sites lauréats de 2026. Parmi eux, 34 sont des projets religieux, la catégorie la plus représentée cette année.

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Pour certaines églises en péril, le Loto du patrimoine 2026 pourrait changer la donne. Ce lundi 31 août, la Fondation du Patrimoine, portée par Stéphane Bern, a dévoilé les 100 sites départementaux de métropole et d’outre-mer qui bénéficieront en 2026 du soutien financier de l’opération. Cette année encore, les édifices religieux sont particulièrement bien représentés, avec 34% des projets retenus, contre 25% en 2025. Ils constituent ainsi la catégorie la plus représentée parmi les lauréats. Une progression qui témoigne de l’urgence à préserver ces édifices, témoins de la vie spirituelle et sociale, souvent profondément ancrés au cœur de nos villages.

Portée par la Fondation du patrimoine avec le soutien du ministère de la Culture et de FDJ UNITED, cette neuvième édition entend contribuer à sauver des monuments aux quatre coins de la France. Églises, chapelles, châteaux, moulins ou encore anciens sites industriels bénéficieront des recettes des jeux Mission Patrimoine, dont une nouvelle édition est lancée ce 31 août. Le montant attribué à chacun des 100 projets ne sera toutefois dévoilé qu’en décembre.

Depuis sa création en 2018, la Mission Patrimoine a soutenu la restauration de plus de 1 080 sites en péril. À ce jour, plus de 70% d’entre eux ont été sauvés ou sont en voie de l’être, avec 514 chantiers achevés et 281 encore en cours. Parmi ces nouveaux lauréats, plusieurs églises et édifices religieux vont ainsi pouvoir poursuivre ou engager des travaux indispensables à leur sauvegarde. Parmi les heureux élus de cette édition 2026, Aleteia a retenu cinq édifices religieux coups de cœur :

1Chapelle de Lujat (Occitanie)

La chapelle de Lujat.

La chapelle de Lujat, perchée dans les montagnes ariégeoises au-dessus d’Ornolac-Ussat-les-Bains, est un rare témoignage de l’architecture rurale médiévale. Construite dans la première moitié du XIIe siècle, elle conserve notamment ses travées voûtées en berceau, ses arcs doubleaux et son appareil de pierre soigneusement travaillé. Abandonnée depuis plusieurs siècles, elle est aujourd’hui largement exposée aux intempéries après la disparition de son chevet et de sa couverture, menaçant sa structure. Le projet de restauration privilégiera une intervention minimale pour consolider les maçonneries et préserver son caractère de ruine, tout en mettant en valeur les vestiges du chevet et l’histoire de ce site presque millénaire.

2Chapelle Notre Dame de Compassion (Île-de-France)

La Chapelle Notre Dame de Compassion.

La chapelle Notre-Dame de Compassion, édifiée en 1843 à Paris en mémoire de Ferdinand-Philippe d’Orléans, fils aîné de Louis-Philippe, se distingue par son architecture néo-byzantine et son exceptionnel décor intérieur, signé notamment par Ary Scheffer, Henri de Triqueti et Ingres. Déplacée pierre par pierre entre 1968 et 1971, elle souffre aujourd’hui d’importants problèmes d’étanchéité et de dégradations liés notamment aux infiltrations d’eau et à la pollution du boulevard périphérique. Située dans le 17e arrondissement de Paris, sa restauration doit permettre de préserver ses façades, ses sculptures et ses précieux vitraux historiques.

3église Saint-Pierre de Chambon (Centre-Val de Loire)

L’église Saint-Pierre de Chambon.

L’église Saint-Pierre de Chambon, édifice roman du début du XIIe siècle inscrit aux Monuments historiques depuis 1926, est un rare témoignage de l’art roman en Berry, dans le Cher. Située au cœur du village, elle se distingue par son portail sculpté, ses chapiteaux et ses remarquables décors peints. Aujourd’hui fermée au public en raison de dégradations importantes touchant notamment la toiture, les fondations et les murs, elle doit faire l’objet de travaux urgents. La restauration permettra à ce lieu, autrefois au cœur de la vie du village, de retrouver sa vocation et d’accueillir à nouveau cérémonies, visites, expositions et concerts.

4Ancienne abbaye et Cathédrale Saint-Michel Sospel (Provence - Alpes - Côte d'Azur)

La Cathédrale Saint-Michel Sospel.

La cathédrale Saint-Michel et l’ancienne abbaye de Sospel forment un ensemble patrimonial remarquable au cœur de l’ancien village fortifié, dans l’arrière-pays mentonnais. La cathédrale, imbriquée dans les anciens remparts, se distingue par son clocher roman. Témoins de l’histoire de cette cité située dès le XIIe siècle sur la Route du sel reliant Nice à Turin, ces édifices nécessitent aujourd’hui d’importants travaux de restauration. Le clocher et le beffroi doivent notamment être sécurisés, tandis que la toiture, la façade principale et le pavement du parvis doivent être restaurés. Le projet doit permettre de préserver cet ensemble emblématique tout en lui redonnant une place centrale dans la vie locale, avec des visites, concerts et animations culturelles.

5église Nostra-Senyora-de-las-Grades (Occitanie)

L'église Nostra-Senyora-de-las-Grades.

L’église Nostra Senyora de las Gradas, édifiée au XIe siècle dans le hameau de Marcevol, domine la vallée du Roussillon et le Conflent depuis son éperon rocheux, face au mont Canigou. Inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1973, cette église romane fortifiée conserve des décors peints du XIIIe siècle ainsi qu’un remarquable retable du XVIe siècle. Fragilisée par plusieurs séismes survenus entre 1996 et 2009, elle a déjà bénéficié de travaux de sauvegarde et de renforcement. Une nouvelle phase de restauration doit désormais permettre de réhabiliter son intérieur, notamment le chœur, le retable, le mobilier et les décors peints, afin que l’église puisse de nouveau accueillir offices religieux et manifestations culturelles.

Pratique :

Pour signaler un site en péril, rendez-vous sur la plateforme Mission Patrimoine.