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Ces pauvres d’aujourd’hui, près de chez nous, comment les aider ?

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JEAN-ETIENNE-RIME-TRIBUNE-ALETEIA.

Crédit : Aleteia

Guerre et crise de l’énergie obligent, la pauvreté s'accroît partout dans le monde. Nous n’y pouvons pas grand-chose, mais à l’échelle locale, assure Jean -Étienne Rime, coordinateur de la Fraternité missionnaire des cités, il est toujours possible de faire la paix et de faire le bien.

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Quel été riche en événements ! Inquiétant comme la sécheresse et les incendies, constant par la politique qui n’a pas vraiment pris de vacances à quelques mois d’une élection cruciale pour la France, reposant pour beaucoup de familles mais angoissant avec ces guerres extérieures qui ne cessent pas, et tragique avec le déclin des valeurs de notre pays qui accepte l’euthanasie. Espérons qu’il y ait eu des moments de joie, de détente et d’amitié pour tous.

L’économie se fragilise

Les interrogations de l’été demeurent en cette rentrée avec un sujet lancinant que nous n’aurions jamais imaginé : le blocage du détroit d’Ormuz. Il occupe une place indirecte mais constante dans nos préoccupations quotidiennes. Le prix du pétrole reste élevé avec des conséquences pour les déplacements et le chauffage, ainsi que pour l’industrie qui perd des emplois malgré les promesses. L’économie en générale de notre vieux continent sans ressources pétrolières et gazières se fragilise. L’hiver risque être difficile, les approvisionnements de gaz sont en retard et les navires sont trop souvent bloqués, incapables de parcourir inlassablement les mers du monde pour fournir l’indispensable énergie des pays dit développés. Les conséquences sont évidentes et graves : la première d’entre elles est une aggravation de la pauvreté.

Aggravation de la pauvreté

Pauvreté en France. Les ménages dont les revenus sont les plus faibles sont d’ores et déjà atteints directement par une augmentation du niveau de vie. Logement, nourriture, déplacements pour le travail, tout augmente. Beaucoup ont dû choisir des destinations de vacances plus proches de chez eux, des séjours plus courts et cette rentrée va amplifier les incertitudes. Est-ce que cela inquiète les milieux politiques, quel qu’en soit le parti ? Il suffit d’écouter une radio, regarder une télévision ou consulter la presse et les réseaux sociaux pour constater davantage querelles d’appareils et d’individus que de préoccupations des réalités vécues par les Français, qui ne sont pas écoutés.

Notre économie mondiale dépend de puits creusés profondément dans le sous-sol de pays enrichis par une ressource naturelle et non par le travail des populations pour arroser des nations consommatrices de biens matériels loin d’être toujours indispensables.

Pauvreté partout dans le monde. Regardons en particulier l’Iran où la population est étranglée par un régime qui n’a fait que se renforcer dans une dictature implacable tout en subissant une pénurie de biens nécessaires et de nourriture. Les autres pays subissent les conséquences de ces augmentations des coûts de l’énergie jusqu’à la Chine qui diminue la production de certaines usines. Est-ce que cela inquiète les dirigeants de notre planète ? Les difficultés liées à l’énergie les tétanisent ; les effets sur les peuples, on n’en parle guère !

Complices du système ?

Tout cela parce que notre économie mondiale dépend de puits creusés profondément dans le sous-sol de pays enrichis par une ressource naturelle et non par le travail des populations pour arroser des nations consommatrices de biens matériels loin d’être toujours indispensables. Nous ne changerons pas ce système qui n‘évoluera que lentement, sinon poussé par des accidents, des guerres, des évolutions technologiques. C’est difficile de constater que nous sommes nécessairement complices de ce monde matérialiste et consommateur effréné. Nous ne changerons pas ce système, mais devons-nous le subir ?

Une responsabilité locale

En partie, nous n’avons pas le choix. Cependant, nous avons une responsabilité locale, celle de constater l’évolution de la pauvreté près de chez nous. Les aides alimentaires ou de soins dispensées par les associations vont croissant ; plus de mal-logés, plus de chômeurs. Si les riches sont de plus en plus nombreux, les familles pauvres paradoxalement le sont aussi et ce n’est pas ailleurs. Dans notre quartier, dans notre commune, les personnes en difficulté sont là, discrètes et inquiètes. 

Nous ne viendrons pas directement en aide aux peuples du monde, nous pouvons épauler notre voisin. Il y a tant à donner : l’amitié, la considération et un soutien matériel. À chacun sa façon de faire la paix alors que les guerres se multiplient, de tendre la main quand d’autres portent des armes, de sourire à ceux qui pleurent et de consoler. Dans ce monde incertain, nous avons tant de belles choses à faire. Donner de la considération et de l’amitié dans une société d’anonymes, c’est tout simplement reprendre le sens de l’humanité en marche.