Aller au contenu principal

Qui accompagnera le Pape pour son voyage en France ? 

4 min de lecture
Pope-Leo-XIV-embarks-a-new-aircraft-offered-by-Spanish-King-Felipe-VI

Crédit : STEFANO RELLANDINI | AFP

Pour chaque déplacement du Pape, un avion spécial est affrété. Le Pape est en effet suivi par de nombreuses personnes. Tour d’horizon de celles qui accompagneront pas à pas Léon XIV en France.

Partager sur :

Lorsque le Pape voyage à l’international, un avion spécial est affrété pour son usage privé. Et pour cause : le pontife est accompagné par une suite nombreuse, composée notamment de journalistes, de membres de sa sécurité, de collaborateurs de la Curie et de personnels de santé.

À chacun des déplacements du Pape, il est d’usage que la cabine arrière de l’avion soit occupée par les journalistes. Entre soixante-dix et quatre-vingts photographes, caméramans, rédacteurs ou correspondants de radio et télévision, de pays et de langues diverses, suivent ainsi les faits et gestes du chef de l’Église catholique durant tout le voyage. D’ordinaire, le Pape les salue individuellement pendant le vol aller et se prête à une conférence de presse au retour. 

L’avant de l’avion, en revanche, est réservé à la suite papale. Celle-ci comprend le "gouvernement" du Pape, à savoir son Premier ministre (le cardinal secrétaire d’État), son ministre des Affaires étrangères (le secrétaire pour les relations avec les États) ou encore le numéro 3 du Vatican, le ministre de l’Intérieur (le substitut pour les Affaires générales). 

Des chefs et des fonctionnaires de dicastères – ministères du Vatican – sont aussi présents selon les compétences requises par les pays visités : communication, dialogue interreligieux, etc. Il est par ailleurs courant que les cardinaux de la Curie ressortissants du pays visité soient invités à participer au voyage. 

De nombreux employés du Vatican participent aux voyages pour assurer les nécessités quotidiennes du pontife. Ainsi, l’on trouve en cabine le coordinateur des voyages et ses assistants, le maître des célébrations liturgiques – bras droit du pape pendant les messes et les prières – les secrétaires personnels du pape, et ses aides de chambre – chargés notamment de ses bagages et ses effets personnels. 

Sécurité et santé pontificales

Le service de sécurité de l’évêque de Rome est également impliqué dans tous les déplacements. Les hauts gradés de la Gendarmerie vaticane et des Gardes suisses font le voyage, ainsi que des membres de ces deux corps armés du petit État, veillant sur le pontife dans toutes ses apparitions publiques. En costume-cravate noir, ils entourent la « papamobile » dans ses trajets au milieu de la foule, ou encore montent la garde, oreillette vissée au col, au pied des podiums où se tient le pape. Leur travail s'effectue en étroite collaboration avec les forces de sécurité locales.

Un dispositif de santé est également déployé : le Pape est habituellement suivi par son médecin personnel et deux infirmiers. Certains sont entrés dans l’histoire, comme l’infirmier de François, Massimiliano Strappetti, dont il ne se séparait jamais à la fin de son pontificat, ou encore sœur Tobiana Sobótka, la religieuse polonaise qui veillait sur une chaise dans le couloir devant la chambre de Jean-Paul II dans ses résidences à l’étranger. À noter que sur place dans tous les pays, une ambulance est toujours prévue par le gouvernement local dans le cortège papal, et un hôpital de la zone reste en alerte en cas d’urgence. 

En plus de ces personnes désignées, le pape peut inviter des hôtes de son choix. Le pape François avait pour habitude de faire monter à bord un employé d’un service du Vatican en fin de carrière, comme geste de reconnaissance pour des années de service – une coutume qui n’a pas été renouvelée avec Léon XIV, d’après nos informations. Le pontife argentin avait aussi permis à l’écrivain espagnol Javier Cercas de le suivre en Mongolie, expérience dont celui-ci avait tiré le livre Le Fou de Dieu au bout du monde.