L'homme qui avait violenté une religieuse française à Jérusalem en avril 2026 a finalement été acquitté en raison de son état mental jugé instable, mercredi 26 août.
L'Israélien filmé en train d'agresser une religieuse française à Jérusalem en avril 2026 a été acquitté fin août en raison de son état mental, a décidé un tribunal.
Yona Simcha Schreiber, 36 ans, originaire d'une colonie en Cisjordanie occupée, avait été arrêté après la diffusion d'images de vidéosurveillance le montrant jeter violemment la religieuse au sol, sur le Mont Sion, à deux pas de la Vieille ville de Jérusalem, épicentre des tensions du conflit israélo-palestinien, en contrebas de l'abbaye de la Dormition. Un jeune israélien, témoin de la scène, avait alors assuré aux médias israéliens qu'il s'agissait "d'un fou", tandis que les médias du pays le qualifiaient de militant d'extrême-droite avec des antécédents psychiatriques.
Un tribunal de Jérusalem a estimé mercredi 26 août que l'agresseur était "dans un état psychotique au moment des faits" et n'était donc "pas responsable de ses actes", a rapporté la chaîne publique Kan, citant le tribunal et un avocat. Sur recommandation d'un psychiatre, le tribunal a ordonné l'hospitalisation de M. Schreiber pour des troubles psychiatriques, selon la même source. Le tribunal n'a pas immédiatement répondu jeudi 27 août à une demande d'informations concernant cette décision.
Le consulat de France à Jérusalem avait condamné l'agression de la religieuse, une chercheuse à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, et réclamé un procès. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait qualifié l'agression de "honteuse", disant qu'Israël respectait la liberté de culte.
Hausse des actes d'agression
Les cas d'agressions de religieux et de pèlerins à Jérusalem se multiplient ces dernières années. Un bénédictin avait ainsi été agressé par deux jeunes juifs orthodoxes à l’est de Jérusalem, en février 2024. Un an plus tôt, en pleine messe au Tombeau de la Vierge, deux agresseurs s'étaient introduits dans ce lieu saint en criant et en menaçant les fidèles présents avec une barre de fer, blessant l'un des religieux au front.
Selon le Rossing Center, association pour le dialogue interreligieux basée à Jérusalem, en 2025, 61 attaques physiques contre des chrétiens (crachats, spray au poivre, coups...) ont eu lieu en Israël et dans la Ville sainte. L'association recense également 28 cas de harcèlement, 52 dégradations sur des propriétés de l'Église (graffitis, jets de pierre ou de poubelles) et 14 panneaux de signalisation dégradés.












