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À Notre-Dame de Marceille, les oliviers donnent une huile à la saveur unique 

Dans le diocèse de Carcassonne et de Narbonne, la basilique de Notre-Dame de Marceille est bordée d'une oliveraie multiséculaire. Pour soutenir la mission du sanctuaire, une association de bénévoles s’est lancée dans la production d’huile à partir des olives locales.

3 min de lecture

Source: Les amis de Notre-Dame de Marceille

Les bénévoles entretiennent les oliviers de Notre-Dame de Marceille, pour leur permettre de donner du fruit.

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Ce n’est pas une réplique de la Bonne Mère à Marseille, même si son nom se prononce de la même façon. La basilique Notre-Dame de Marceille, située dans le diocèse de Carcassonne et de Narbonne, à Limoux, attire les pèlerins de la région et d’ailleurs depuis le Moyen Âge. Selon la tradition, un laboureur aurait découvert, enfouie dans la terre, une statue de la Vierge Marie portant l’Enfant-Jésus. Outre sa Vierge noire, au pied de laquelle les fidèles déposent leurs prières, le sanctuaire recèle un autre trésor : une oliveraie aux arbres multiséculaires. "Les oliviers datent du XVIIe siècle, précise Angel Marin, président de l’association Les amis de la basilique Notre-Dame de Marceille. Ils ne sont pas énormes, car ils ont gelé plusieurs fois. Mais malgré cela, les arbres sont bien repartis."

Une huile de qualité ancienne

Chargée de soutenir l’entretien de la basilique, propriété du diocèse, l’association s’est occupée de remettre en état ce patrimoine oléicole. "Ces arbres multicentenaires ont une génétique d'exception. Nous souhaitons les préserver et les mettre en valeur", assure le président. C’est ainsi que l’an dernier, les bénévoles ont relancé la production d’huile issue d’une cinquantaine d’oliviers de Notre-Dame de Marceille. "Nous avons produit environ 100 litres, qui ont déjà été vendus, poursuit Angel Marin. C’est une huile de qualité ancienne."

La basilique Notre-Dame de Marceille est un lieu de dévotion mariale depuis le Moyen Âge.

Avec l'aide de la Chambre d’agriculture de l'Aude, la vingtaine de bénévoles s’est lancée dans l’entretien et la taille des oliviers, avant d’effectuer la récolte, à la main. Les olives ont ensuite été pressées à froid, au moulin du Sou, tout proche du sanctuaire. "La prochaine récolte aura lieu en novembre", note le président de l’association. Par la suite, une trentaine d’oliviers supplémentaires, encore non exploités, pourraient donner des olives, d’ici trois ans. Avec 80 arbres, la production d’huile devrait donc augmenter. "Nous n’avons pas pour objectif de produire beaucoup, le but est que les oliviers donnent ce qu’ils peuvent donner, tempère Angel Marin. Des visites guidées de l'oliveraie viendront se greffer sur les visites de la basilique et de son musée des ex-voto." Les bénéfices de la vente d’huile d'olive serviront à l'entretien de la basilique et du parc alentour, afin que ce patrimoine unique puisse encore être admiré pour longtemps.