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“Pour que le monde ait la vie” : le chant qui accompagnera sa venue

4 min de lecture
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Crédit : Thomas Braut

Natasha St-Pier et Grégory Turpin unissent leurs voix pour interpréter Pour que le monde ait la vie, l’hymne composé à l’occasion de la venue de Léon XIV en France.

Pour accompagner la venue de Léon XIV en France du 25 au 28 septembre, Natasha St-Pier et Grégory Turpin uniront leurs voix autour d’un chant pop louange composé pour l’occasion.

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Et si la venue de Léon XIV en France se chantait en chœur ? À l'occasion de la première visite du Pape dans l’Hexagone, du 25 au 28 septembre 2026, le chanteur et compositeur Grégory Turpin a imaginé un chant intitulé Pour que le monde ait la vie. Il l’interprétera en duo avec Natasha St-Pier, notamment lors du passage de Léon XIV à Lourdes.

Révélée en France au début des années 2000 avec des succès comme Tu trouveras, la chanteuse canadienne Natasha St-Pier, aujourd’hui âgée de 45 ans, s’est progressivement fait une place dans le paysage musical chrétien. C’est donc tout naturellement que Grégory Turpin, lui a proposé en juillet de l’accompagner sur ce titre composé pour la venue de Léon XIV. Une collaboration qui vient prolonger une belle complicité musicale, née en 2013 autour de l’album Thérèse, vivre d’amour.

"Je suis impressionnée et émue. Le Pape porte tellement de choses sur ses épaules, c’est un honneur de chanter pour lui", a confié Natasha St-Pier au journal La Croix, qui avait déjà chanté devant Benoît XVI au Vatican, à Noël 2013. Pour Grégory Turpin non plus, ce ne sera pas une première. Le chanteur a en effet déjà eu l’occasion de chanter devant un Pape. Il s’est notamment produit devant François en 2021, lors d’un pèlerinage à Assise de personnes pauvres organisé avec l’association Fratello.

Un chant pensé pour être chanté par tous

Le titre Pour que le monde ait la vie est une traduction en pop louange du verset de l’Évangile de Jean (6,51), choisi comme devise de la visite de Léon XIV. "C’est un chant trinitaire", a expliqué Grégory Turpin à La Croix, chanteur catholique engagé depuis plus de vingt ans et également actif dans l’édition et la production d’artistes chrétiens. Les paroles s’adressent "au Christ source de vie" et invoquent l’Esprit Saint. Le compositeur a ainsi souhaité créer un morceau simple et fédérateur, afin qu’il puisse facilement être repris par la foule. "Je veux que ça chante, que l’on soit heureux de chanter "Alléluia" ensemble !", a-t-il déclaré. Un choix qui rejoint aussi l’un des thèmes chers à Léon XIV : la paix.

Dès l’annonce du voyage pontifical, en mai, Grégory Turpin s’est mis à l’œuvre. Il en a d’abord écrit une première version, avant de retravailler le morceau à partir de la devise du voyage, dévoilée le 26 juin. "La composition est venue assez vite, en une semaine", a-t-il indiqué.

Un projet collectif au service des missions

Produit par Bayard Musique, le titre bénéficie également du soutien des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) en France. Grégory Turpin les avait sollicitées dès le mois de mai. "Nous avons accepté et nous avons souhaité que tous les droits soient reversés à des projets missionnaires en France et dans le monde", a expliqué à La Croix Georges Delrieu, secrétaire général des OPM.

Le duo ne sera d’ailleurs pas tout à fait seul. Dans une publication Instagram, Floriane de Malestroit, qui a participé à l’enregistrement, a annoncé la dimension collective du projet. "Pensé comme un projet collectif, nous avons uni nos voix dans une même prière", écrit-elle sur son compte Instagram.

Plusieurs artistes de la scène chrétienne française ont ainsi participé à l’enregistrement : Fratoun, membre du groupe Les Guetteurs ; Vinz le Mariachi ; Martin, membre du groupe de louange Praise ; Julien Dodeman, membre de Cathoglad ; et Pierre, du collectif Christatus. Tous ont uni leurs voix à celles de Natasha St-Pier et Grégory Turpin pour donner corps à ce chant destiné à accompagner la venue du Pape.

Pour Grégory Turpin, chanter devant Léon XIV dépasse d’ailleurs largement le simple exercice artistique. "Chanter pour le Pape n’est jamais anodin, cela marque une vie", reconnaît-il. Une conviction nourrie depuis sa jeunesse par un souvenir particulier : l’appel lancé par Jean Paul II aux jeunes lors des JMJ de 1997, à Paris." Il nous avait demandé de nous engager. Cette parole me nourrit jusqu’à aujourd’hui." Une parole qui continue de résonner, près de trente ans plus tard, dans ce chant appelé à être chanté à plusieurs voix. Et peut-être bientôt par des milliers d’autres.