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La “semaine en or” des couples

4 min de lecture
couple

Crédit : Shutterstock

Certains parents partent en vacances après leurs enfants ou rentrent avant. Dans une maison vide, une heureuse parenthèse peut aussi s'ouvrir pour eux. Un article à découvrir dans le numéro spécial été d'Aleteia Magazine.

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"Avec mon épouse, nous l’appelons la semaine en or", s’amuse Augustin, 42 ans, ingénieur à Rennes. Pendant une semaine, généralement celle qui précède la rentrée, lui et son épouse regagnent leur domicile… sans leurs quatre enfants, confiés aux grands-parents, des amis ou bien envoyés en camp scout. "Et honnêtement, c’est une de mes semaines préférées de l’année !" Pourquoi ? Parce que tous les deux mettent à profit ces quelques jours… pour leur couple. Certes, des mails du boulot recommencent à tomber, le rythme du quotidien revient doucement. Mais quelque chose a changé. Ils sont seuls. Sans cartables à préparer, sans disputes à gérer, sans agenda familial avec lequel jongler. Une parenthèse s’ouvre pour eux.

"Cela ressemble d’abord à un vide, reconnaît Mahaut, mère de trois enfants et adepte de cette semaine sans enfants depuis quelques années. Puis ces quelques jours s'imposent vite comme un moment précieux pour mon couple. Des soirées plus calmes, des réveils sans urgence, du silence… toutes ces respirations nous permettent avec Karl de retrouver un lien malmené par notre logistique familiale." Car le reste de l'année, entre les horaires, les devoirs, les activités extrascolaires et les impératifs domestiques, les couples parlent davantage d’organisation que d’eux-mêmes. Cette "semaine en or" devient alors un moment propice pour se reconnecter. Beaucoup redécouvrent le plaisir de dîner à deux en terrasse un soir de semaine. D’autres prennent le temps d’un cinéma improvisé ou prolongent une conversation… sans smartphone !

"Cette parenthèse me permet surtout de reprendre contact avec mes vieux amis", s’enthousiasme François, Parisien de 49 ans qui consacre ses vacances à sa famille élargie. "Fin août, j’ai le temps de leur proposer de prendre un verre après le boulot, de prendre des nouvelles au tel sans être interrompues toutes les trois minutes". Pour lui, les amitiés ont besoin d’être entretenues avec du temps, et cette dernière semaine d’août, c’est pour lui le moment le plus propice. "Les amitiés souffrent du manque de temps. Ces quelques jours de liberté relative les réveillent", philosophe-t-il.

Des parents plus reposés

Ces parenthèses sans enfants se révèlent également idéales pour faire ce que l’on repousse toujours. Lire un livre commencé depuis des mois, se faire une expo, donner un coup de peinture à une pièce de la maison... Des couples profitent même de cette respiration pour réfléchir à des projets mis de côté : une formation, un déménagement, un engagement associatif, un désir professionnel…

Ce temps retrouvé peut aussi prendre une dimension intérieure. La fin de l’été devient un temps favorable pour retrouver une vie spirituelle parfois dispersée. C’est à cette période de l’année qu’Aymeric, père de quatre ados, a pris l’habitude de la messe quotidienne : "ma vie intérieure s’est considérablement enrichie lors de ces semaines un peu particulières, témoigne-t-il. C’est lors de l’une d’entre elles que nous avons commencé avec mon épouse à prier en couple".

Saturées de sollicitations tout au long de l’année, cette semaine de la fin de l’été permet aux couples de remettre de l’ordre dans leurs priorités. Et paradoxalement, de mieux préparer le retour de leurs enfants. La rentrée scolaire cesse d’être un sprint. Les fournitures sont achetées, les vêtements triés. Les parents anticipent les emplois du temps, discutent de l’organisation de l’année, répartissent les tâches. Cette "semaine en or" rappelle également une vérité : un couple a besoin de temps pour exister. Non pas seulement pour gérer une famille, mais pour continuer à grandir. Lorsque les enfants rentreront à la maison, ils retrouveront peut-être des parents plus reposés, plus disponibles, plus unis. Et cela vaut sans doute toutes les rentrées réussies.