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“Noble et simple” : Léon XIV fixe ses exigences pour la musique sacrée

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Crédit : Antoine Mekary | ALETEIA

Lors de l’audience générale du 19 août, Léon XIV a rappelé la place essentielle de la musique sacrée dans la liturgie.

Léon XIV a souligné lors de l'audience générale du 19 août le rôle central de la musique dans la liturgie. Le Pape a également rappelé les critères d’un authentique chant sacré.

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"La musique […] fait partie intégrante de l’action liturgique et n’est pas un simple ornement de la célébration", a expliqué Léon XIV dans sa catéchèse. "Chanter et jouer de la musique" revient à "prier", a-t-il assuré sur la place Saint-Pierre ce mercredi 19 août, estimant que ces actions apportent une "dimension affective" aux supplications adressées à Dieu. Reprenant une citation de son maître spirituel, saint Augustin, le pontife américain a affirmé que "le chant est l’expression de l’amour". La "symphonie des voix" contribue ainsi à "l’union des âmes", a poursuivi le successeur de Pierre.

La "profonde signification théologique" du chant implique "certaines exigences", a ensuite souligné le Pape. La première est que, quelles que soient les "modes" ou la "sensibilité particulière des auteurs", le chant demeure "noble et simple" et adapté au moment de la célébration où il est interprété. Il doit également être "d’une grande qualité musicale" tout en restant "facile à exécuter", notamment lorsqu’il est destiné à être repris par toute l’assemblée.

"Le concile accorde une grande importance au chant grégorien."

Léon XIV a évoqué une autre exigence : que les textes des chants soient "appropriés, profonds et, en même temps, facilement compréhensibles". Il a recommandé qu’ils soient "inspirés principalement de l’Écriture sainte".

Prendre en compte la diversité des traditions musicales

"Le concile accorde une grande importance au chant grégorien", a souligné le chef de l’Église catholique, tout en rappelant que l’usage "d’autres genres de musique sacrée" n’était pas exclu. Si "une attention particulière" est portée à l’orgue, le pontife a rappelé que "l’usage d’autres instruments" est permis lorsqu’ils "favorisent véritablement l’édification des fidèles". Léon XIV a également insisté sur la nécessité de prendre "sérieusement en considération" les "traditions musicales des différentes cultures".

Invitant les compositeurs de musique sacrée à "connaître et préserver le patrimoine musical de l’Église", le Pape les a encouragés à "s’en inspirer" pour "créer de nouvelles compositions […] dans le respect des sensibilités contemporaines et des diverses traditions culturelles". Cela permettra de "purifier le culte d’erreurs de style, de formes d’expression médiocres, de musiques et de textes plats", a-t-il insisté en reprenant des mots de Jean Paul II.

Pour conclure, Léon XIV a rappelé le souhait des pères conciliaires de voir "la formation et la pratique de la musique sacrée" davantage promues dans les séminaires, les noviciats religieux et les écoles catholiques. Il a exprimé le vœu que "les musiciens et les chanteurs reçoivent une solide formation liturgique".