C'est une jolie histoire qui s'est jouée dans le Morbihan, en Bretagne, cet été. Après avoir égaré par inadvertance un bonnet de baptême de famille, Marie B. s'est démenée pour remettre la main sur cet objet de famille précieux à ses yeux.
Z’avez pas vu ma coiffe ? Je la cherche partout. Quelle drôle d'histoire que celle de cette coiffe de baptême perdue ! Marie B, 33 ans, originaire de Carnac (Morbihan) et responsable marketing dans l'immobilier à Lille (Nord), est pleine de gratitude pour son heureux dénouement. Le 8 août dernier, c'est l'effervescence pour elle et son mari Pierre-Yves : leur petite Joséphine, 4 mois, s'apprête à recevoir le baptême dans l'église Saint-Cornély de Carnac. Famille, proches : une joyeuse bande se dirige à pied vers l'église, robe et bonnet de baptême au bras. Une fois arrivé dans l'église, patatras : on s'aperçoit que le bonnet a disparu, probablement tombé dans la rue. On se précipite dehors. Las ! Quelques minutes plus tard, force est de constater qu'on ne le retrouve pas et qu'il a bel et bien disparu. Quelqu'un a dû le ramasser. Comment remettre la main dessus ?
Autant vous dire que Marie est sacrément déconfite : ce bonnet, qui témoigne d'une longue transmission familiale, est présent dans la famille depuis quatre générations. "Chez nous, on se transmet les habits de baptême de génération en génération. C'est mon arrière-grand-mère qui l'a conçue : l'ancienne coiffe était trop abîmée donc elle a cousu celle-ci à partir de la robe de baptême", souffle-t-elle à Aleteia. La robe est en broderie anglaise, avec différents motifs. Quant au bonnet, délicatement ajouré, il est rehaussé d'un nœud de soie (rose si c'est une fille et bleu si c'est un garçon) qui permet de le nouer sous le menton. Marie, sa fratrie, ses cousins… tous ont porté cette robe et ce bonnet. Selon la tradition, le dernier baptisé garde les habits avant de les transmettre au futur baptisé suivant. Entre-temps, ils sont confiés au pressing puis enveloppés avec soin, quelques feuilles de papier de soie glissées dans les manches pour qu'elles ne se déforment pas.

Décidée à tout mettre en œuvre pour retrouver le bonnet, Marie, véritable Miss Marple bretonne, décide de passer par le quotidien Le Télégramme et promet cinquante euros à qui lui rapportera le bonnet. Quelques jours plus tard, Lyvia et Jean-Pascal, un couple de Dinant, la contactent : le bonnet a été trouvé près des menhirs de Carnac. Ils refusent la récompense et poussent même la générosité jusqu'à insister pour renvoyer le précieux objet à leurs frais. "Il existe encore des gens adorables. On a eu beaucoup de chance", se réjouit la jeune mère de famille. "Je me suis démenée car je voulais absolument la retrouver. Les membres de ma famille étaient touchés que je fasse des pieds et des mains pour y parvenir. Et finalement, cela donnera encore plus d'histoire à ce vêtement."



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