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Le Liban abolit la peine de mort, une première dans le monde arabe

2 min de lecture
Prison-liban.jpg

Crédit : Shutterstock | Hari Sucahyo

La peine capitale sera remplacée par la réclusion à perpétuité assortie de travaux forcés.

Le Parlement libanais a voté le 11 août l’abolition de la peine de mort. Une décision historique qui fait du Liban le premier pays arabe à mettre fin légalement à cette pratique.

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Le Liban s’apprête à devenir le premier pays arabe à abolir légalement la peine de mort. Ce 11 août, le Parlement a adopté à une large majorité un texte remplaçant la peine capitale par des peines de travaux forcés à perpétuité ou de détention à perpétuité. Le bloc parlementaire du Hezbollah a voté contre cette mesure.

Si le texte doit encore être promulgué par le président Joseph Aoun avant d'entrer en vigueur, cette décision marque l’aboutissement d’un long processus. Depuis 2004, le pays observait déjà un moratoire de fait sur les exécutions, sans toutefois avoir supprimé la peine de mort de son arsenal juridique. Selon Amnesty International, une fois la loi appliquée, le Liban deviendra le 114e pays au monde à avoir totalement aboli la peine capitale. L’organisation Ensemble contre la peine de mort (ECPM) indique qu’en 2025, 84 personnes se trouvaient encore dans les couloirs de la mort au Liban.

Cette avancée intervient quelques mois après l’examen de la situation des droits humains du pays par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui avait recommandé l’abolition de la peine capitale. Alors que plusieurs pays arabes voisins continuent de l’appliquer, le Liban rejoint ainsi les États ayant définitivement renoncé à cette pratique.

Une abolition en accord avec l’enseignement de l’Église

L’Église catholique s’oppose depuis plusieurs années à la peine de mort. En 2018, le pape François a modifié le Catéchisme de l’Église catholique pour affirmer que "la peine de mort est inadmissible parce qu’elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne". Plus récemment, Léon XIV a lui aussi rappelé que "la dignité de la personne n’est pas perdue même après la commission de crimes graves" et que "pas même un meurtrier ne perd sa dignité personnelle".