À l’occasion de la venue du pape Léon XIV à Paris les 25 et 26 septembre prochains, des TGV spéciaux, dédiés au transport des fidèles, seront affrétés par certains diocèses. Un dispositif qui reste néanmoins exceptionnel, notamment en raison de son coût. Décryptage.
À événement spécial, train spécial. Plusieurs centaines de milliers de pèlerins devraient converger vers la capitale les 25 et 26 septembre prochains pour prendre part à la première étape de la visite du pape Léon XIV en France avant Lourdes et Metz. Pour l’occasion, certains diocèses ont choisi d’affréter spécialement des rames de TGV afin de permettre aux fidèles de se rendre à Paris. C’est le cas du diocèse de Lille. En plus de la vingtaine de bus prévus pour rejoindre Paris le vendredi 25 septembre, jour de la grande veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, les diocèses de Lille, Arras et Cambrai bénéficieront d’un TGV spécial composé de deux rames de 500 places, pour un tarif de 115 euros par personne (110 euros pour les moins de 25 ans).
Une solution de transport écologique
Rare, la commande de TGV spéciaux n’est pour autant pas tout à fait exceptionnelle pour le diocèse de Lille qui affrète chaque année ce type de trains pour les pèlerinages à Lourdes. Les 1.000 places réservées pour le dernier week-end de septembre dépassent toutefois les capacités habituellement mobilisées. "Nous louons des rames à la SNCF et c’est à nous de les remplir suffisamment pour que cela soit rentable", explique le diocèse des Hauts-de-France. À deux mois de la visite de Léon XIV, la moitié des bus sont déjà complets tandis que les deux rames de TGV gagnent progressivement des voyageurs. "Le gros des inscriptions est attendu à partir du 15 août et au moment de la rentrée scolaire", précise le diocèse. Les TGV spéciaux font l’objet de contrats spécifiques et circulent en dehors des plans de transport classiques", informe la SNCF qui confirme que plusieurs de ces trains ont été "commandés" pour "l’événement".
Bienvenue sur le nouveau site d'Aleteia !
Nous sommes heureux de vous accueillir sur un site entièrement repensé, réalisé grâce au soutien de nos généreux donateurs.
Si vous appréciez cette nouvelle expérience de lecture, vous pouvez, vous aussi, nous aider à faire vivre Aleteia.
Les pèlerins du diocèse de Valence et de quatre autres diocèses de la province, pourront eux-aussi profiter de cette solution de transport le samedi 26 septembre pour assister à la messe solennelle présidée par Léon XIV sur la place de la Concorde et les Champs-Élysées. Offrant un gain de temps par rapport à l’autocar, l’aller-retour en TGV spécial s’inscrit dans une démarche "écologique", informe le diocèse de Valence. De fait, un TGV spécial équivaut, en capacité d’accueil, à près d’une vingtaine d’autocars.
Un dispositif coûteux
"Nous sommes parvenus à négocier un prix correct" auprès de la SNCF, indique auprès d’Aleteia Geneviève Chœur, directrice des pèlerinages du diocèse drômois. Cette option de transport donnera donc accès aux pèlerins à des "tarifs - 150 euros par personne - et des horaires préférentiels" par rapport aux TGV classiques. C’est aussi la garantie d’un moment de partage et de communion entre les pèlerins. "Le TGV sera sonorisé" pour l’occasion, se réjouit la directrice des pèlerinages du diocèse. Signe d’un engouement croissant autour de cette visite apostolique, les 200 places de TGV réservées par le seul diocèse de Valence se remplissent à vitesse grand V. "Dès l’ouverture des inscriptions, celles-ci ont très vite grimpé et cela continue en dépit des vacances d’été".
Bien coordonné avec la SNCF, le dispositif de TGV spécial reste dispendieux et inégalement envisageable selon les régions. Certains diocèses ont dû se résoudre à écarter cette option de transport en raison de son coût. La délégation des pèlerinages du diocèse de Quimper et Léon, non sans "déception", fait savoir auprès d’Aleteia que le transport en TGV spécial n'a pas été retenu au vu des "tarifs exorbitants" proposés par la SNCF. "J'étais très optimiste… Je partais sur un projet pour toute la Bretagne avec un TGV "Nord", partant de Brest, et un TGV "Sud", au départ de Quimper", regrette le directeur diocésain des pèlerinages. Projet finalement abandonné au profit du car. Il en va de même pour le diocèse d’Annecy.
En dehors de la mise en circulation de TGV spéciaux qui "absorberont une partie de la demande", la SNCF assure que l’offre classique devrait pouvoir répondre à l’affluence attendue pour la venue du Pape en France.
Une prochaine réunion entre les services de pèlerinages des différents diocèses de France est prévue fin août afin de discuter, entre autres, de la question des modalités de transport des fidèles dans le cadre de la visite de Léon XIV.





![[VIDÉO] Quand le chant des moines du Barroux berce les vignes](https://wp.fr.aleteia.org/wp-content/uploads/sites/6/2023/09/Barroux-vendanges-7.jpg?resize=150,150&q=75)






