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La saveur des vacances… à la découverte du patrimoine

2 min de lecture
vacances

Crédit : Aloïs Marignane

Tout au long de la semaine, le numéro spécial été d'Aleteia Magazine vous invite à découvrir, à travers des récits fictifs, différentes façons de vivre les vacances. Aujourd'hui, plongez dans l'atmosphère des vacances à la découverte du patrimoine (4/7)

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Sur un banc de sable fin, des baskets basses se reposent sagement. Plus loin, un pied, nu, s’avance vers le fleuve. Il attend, hésite encore, puis plonge timidement dans l’eau. Fraîche ! À Cour-sur-Loire, les petons font relâche. Ils peuvent. Ce matin, ils ont foulé les pelouses de Cheverny, arpenté le jardin de l’Amour et celui des Gourmands. Dans le château que le capitaine Haddock reconnaîtrait sans peine, ils ont pris soin d’éviter la marche capricieuse de l’escalier de marbre. Inutile de jouer les héros. Une entorse aurait tout gâché. Car un autre fleuron attendait non loin : Chambord, et ses 282 cheminées. Pour ce genre de palais, les pieds ne traînent jamais. Ils glissent ! Cet après-midi, combien de fois ont-ils dévalé l’escalier à double-révolution qui gouverne l’édifice ? Deux ? Quatre ? Dix fois ?

Au départ, ils ne comprirent pas la ruse de Léonard. Ce n’est que peu à peu que le génial architecte leur dévoila ses tours. Là, ce fut la renaissance. Tout prit sens : autour de l’escalier hélicoïdal, le château s’enroulait. Alors, dans le dédale de couloirs et de pièces, les guiboles se mirent à danser sous l'œil amusé des salamandres cachées. Accrochées à la pierre de tuffeau, incrustées aux boiseries, elles veillent depuis cinq siècles sur le lieu, crachant tantôt du feu, livrant tantôt de l’eau. Les modes ont bien changé, les danses également. Disparue la gaillarde sautillée, oubliée la branle. Mais la nuit, quand tout le monde est parti, les salamandres s'animent. Au son d’un madrigal, elles descendent des façades, des plafonds, des cheminées. Lentement elles rejoignent la Salle des Illustres, retrouvent, une fois encore, les fantômes des rois de France. 

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Sur le banc de sable fin, les baskets basses somnolent désormais. Repos bien mérité. Malo, douze ans, s’est aussi assoupi. De l’histoire plein les pieds, des histoires plein la tête.