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“Nous sommes dans l’action de grâce”: Cotignac sauvé des flammes deux fois

5 min de lecture
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Crédit : Hans Lucas via AFP

Le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac a été épargné malgré deux vagues d'incendie qui ont menacé le site en quelques jours.

Après deux vagues d'incendie qui ont menacé le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac, dans le Var, fin juillet, le frère Vincent accueille avec soulagement la fin des feux et invite les fidèles à rendre grâce. "Nous avons beaucoup de choses à réparer, mais nous allons pouvoir accueillir les pèlerins. Nous sommes dans l'action de grâce", se réjouit-il auprès d'Aleteia.

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Deux fois en trois jours, les flammes ont frôlé le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac, dans le Var. Pour la seconde fois, le site marial a été épargné. Après une violente reprise de l'incendie le 23 juillet, la situation s'est stabilisée le 24 juillet, même si les traces du sinistre restent bien visibles. Pour le frère Vincent, recteur du sanctuaire, il est dorénavant temps de rendre grâce.

Au lendemain de cette deuxième alerte, le frère Vincent a pu regagner le sanctuaire pour constater les dégâts. Si les bâtiments ont, une nouvelle fois, été épargnés, les traces de l'incendie sont visibles autour du site. "Le sanctuaire n'a pas été touché. Mardi, c'était une attaque par l'ouest, et hier par l'est. Cependant, le sanctuaire a tenu bon !", explique le recteur à Aleteia. Selon lui, les flammes se sont approchées à quelques mètres seulement des bâtiments, gagnant l'esplanade et l'escalier Louis XIV jusqu'aux abords du parvis. Les pompiers y ont mené une lutte acharnée pour empêcher le feu de se propager au sanctuaire.

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Une protection à la fois humaine et spirituelle

Avant ce retour au calme, le sanctuaire a pourtant vécu quelques longues heures d'angoisse. Après une première nuit éprouvante entre le 21 et le 22 juillet, marquée par l'évacuation du sanctuaire Notre-Dame de Grâces et du monastère Saint-Joseph du Bessillon, les religieux pensaient le danger écarté. Le répit n'aura finalement duré que peu de temps. Jeudi 23 juillet, l'incendie, l'un des plus importants de l'été dans le Var, est reparti avec violence. Attisées par le vent, les flammes sont redescendues vers Cotignac, contraignant les autorités à appeler les habitants à évacuer le village. Dans une vidéo publiée en urgence, le frère Vincent lançait alors un appel à la prière : "Le sanctuaire est en danger. Le feu a repris (…) Je vous invite à prier pour nous et pour les pompiers, pour tous les habitants de Cotignac qui sont en danger, car le feu descend sur le village."

"Si le sanctuaire a été préservé, c'est grâce au travail des pompiers, au débroussaillage… et puis à la main de Dieu."

Si le sanctuaire est resté debout malgré deux assauts successifs des flammes, le frère Vincent y voit le fruit d'un important travail des secours et de prévention. De fait, le recteur souligne l'importance des travaux de débroussaillage menés depuis plusieurs années autour du sanctuaire, conformément aux normes de prévention des incendies. Une véritable coupure végétale qui a été aménagée afin de limiter la propagation du feu, complétée par l'installation de réserves d'eau dédiées à la lutte contre les incendies.

Pour autant, le religieux estime que cette protection ne peut s'expliquer uniquement par les moyens humains. En effet, frère Vincent y voit également une dimension spirituelle. "Si le sanctuaire a été préservé, c'est grâce au travail des pompiers, au débroussaillage… et puis à la main de Dieu, puisque c'est quand même un peu miraculeux."

Un village mobilisé face à l'épreuve

L'incendie a profondément bouleversé la vie du sanctuaire. Dès le 21 juillet au soir, les familles présentes en session, les Guides d'Europe, les scouts unitaires de France (SUF), les frères et les religieuses avaient dû quitter les lieux. Dans l'urgence, les habitants de Cotignac se sont mobilisés pour offrir un toit et un soutien à ceux qui en avaient besoin. Les religieux ont été hébergés chez des paroissiens, tandis qu'un hôtel du village a accueilli les familles, les guides et les autres pèlerins. "Nous avons été accueillis avec beaucoup de solidarité. Un hôtel a reçu tous les participants de la session des familles. C'était vraiment généreux", témoigne le frère Vincent.

"C'est une protection de Marie, de saint Michel et de saint Bernard."

Si le sanctuaire a été préservé, un important travail reste désormais à accomplir avant sa réouverture, qui se fera progressivement selon les consignes des autorités, explique le frère Vincent. Dans un premier temps, les religieux doivent notamment évaluer les dégâts causés aux canalisations, aux installations électriques et aux différents réseaux techniques indique le recteur de Notre-Dame de Grâces. Ils devront également mesurer l'impact de l'interruption des sessions estivales, source de revenus essentielle pour le sanctuaire.

Malgré ces incertitudes, le frère Vincent garde confiance. "C'est une protection de Marie, de saint Michel et de saint Bernard. [...] La Vierge Marie a son sanctuaire, qui est toujours devant nous, alors que lorsqu'on regarde un peu plus loin, à l'ouest comme à l'est, c'est la dévastation. Nous avons beaucoup de choses à réparer, mais nous allons pouvoir accueillir les pèlerins. Nous sommes dans l'action de grâce", conclut le religieux.

Un signe d'espérance pour les pèlerins et les habitants de Cotignac, durement éprouvés par ces journées d'incendie, et pour les nombreux fidèles qui, partout en France, se sont unis dans la prière pour demander sa protection.