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Quatre obstacles auxquels peuvent être confrontés les catéchumènes

5 min de lecture
CATECHUMENE-BAPTEME-ADULTES
Baptême des adultes

Le catéchuménat comporte son lot de réjouissances, mais aussi d’épreuves et d’obstacles, qu’il faut considérer au risque de ne pas pouvoir y faire face le jour où ils arrivent.

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Le catéchuménat n’est pas un long fleuve tranquille, c’est un parcours qui comporte de nombreux obstacles. Comme toute aventure véritable, des ennemis et des combats peuvent faire obstacle à ce magnifique périple. Voici quatre obstacles auxquels sont confrontés nombre de catéchumènes : le contexte en Occident qui rend difficile l’adhésion à la foi, la désillusion, ses propres faiblesses spirituelles et la tentation du diable. 

1Un contexte difficile

Aujourd’hui, il est difficile de vivre sa foi dans une large part de l’Occident. Le Concile Vatican II explicite ce phénomène : "Contrairement à autrefois, le rejet de Dieu ou de la religion, ou leur abandon, ne sont plus des phénomènes rares et isolés. Car aujourd'hui, il n'est pas rare que de telles choses soient présentées comme des exigences du progrès scientifique ou d'un certain nouvel humanisme. Ces idées s'expriment (…), non seulement dans les écrits des philosophes, mais elles influencent de tous côtés la littérature, les arts, l'interprétation des humanités et de l'histoire, et même le droit civil. En conséquence, beaucoup sont ébranlés." (GS 7). La foi est marquée de suspicion et de clichés redoutables qui ont de quoi faire vaciller et rendent difficile l’adhésion à la foi chrétienne.

2Certains catholiques peuvent décevoir

Certains catholiques peuvent décevoir et ne pas être à la hauteur des attentes des catéchumènes. Il y a trois maladies spirituelles présentes dans l’Église en Occident. D’abord une tiédeur et une mollesse dans la vie de foi, ensuite un certain angélisme, c’est-à-dire des propos déconnectés quand il s’agit de parler de la foi, et enfin de la mondanité, un entre-soi, une difficulté à s’ouvrir aux autres et à se défaire de certains comportements homogènes (langages, attitudes, codes sociaux). Le but n’est pas de juger, mais d’être préparés au fait que certains catholiques te décevront.

3Ses propres faiblesses

Il y a aussi ses propres fragilités spirituelles, c’est-à-dire des croyances, des façons de penser et de se comporter, directement instillées par la société qui vont faire obstacle à l’approfondissement de la foi. Voici les fragilités qui se retrouvent le plus souvent chez les catéchumènes : le relativisme, ou le fait de considérer qu’il n’y a pas de vérité, chacun son point de vue ; l’individualisme, ou le fait de croire que l’on peut vivre sa foi seul et que l’on n’a pas besoin des autres ; le laïcisme (qui n’est pas la laïcité) ou le fait de considérer que la foi doit rester strictement privée et cachée ; l’amoralité, ou le fait de considérer que le mal n’existe pas réellement, donc que les péchés commis n’ont pas d’importance ; le consumérisme, ou le fait de s’intéresser à la vie spirituelle que lorsqu’elle procure du plaisir ; l’ésotérisme, ou le fait de ne pas mettre sa foi dans l’Église et son enseignement, mais dans d’autres courants spirituels, ainsi que des pratiques spirites, des voyants ou des médiums ; l’inculture chrétienne ou le fait d’adhérer à des clichés et d’avoir un avis arrêté sur nombre de sujets controversés de l’Église, alors qu’on ne maîtrise pas l’histoire de l’Église ou la théologie. 

Il faut prendre en compte aussi les fragilités psychologiques : certains se tournent vers Dieu après une épreuve ou une détresse psychologique. Cela est à considérer dans un cheminement pour distinguer ce qui est de l’ordre spirituel et de l’ordre psychologique. 

4L’action du diable 

Et enfin, derrière tout combat, il y a une lutte contre le mal, le diable : le combat spirituel. Saint Paul en parle explicitement : "Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres […], les esprits du mal qui sont dans les régions célestes" (Ep 6, 11-12). Cependant, attention de ne pas donner au diable plus d’importance et de pouvoir qu’il n’en a réellement (attention à la paranoïa, cela ne fait que lui donner davantage de place). Le seul pouvoir qu’il possède sur nous est celui que nous lui donnons, par exemple, lorsque nous cédons au péché et surtout quand nous nous éloignons de Dieu en nous tournant vers le mal. Comme l’apôtre Pierre, demeurons vigilants : "Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi" (1 P 5, 8-9). 

C’est en restant focalisé sur le Christ, tout en prenant en compte ces obstacles, que nous pourrons traverser les tempêtes qui jalonnent le chemin vers le baptême. 

Pratique

Pour toi qui demandes le baptême, Guillaume-François Saling, Editions de l'Emmanuel, février 2026, 13 euros.