Aller au contenu principal
magda-i-rodzina.jpg

De l’épreuve à l’espérance : le beau témoignage de Magda et Zenon, parents d’une famille nombreuse

Lors de sa première grossesse, les médecins annoncent à Magdalena Kos qu'une grande maladie génétique faisait peser un risque vital sur elle et sur son bébé. Ils lui déconseillent également toute nouvelle grossesse. Plus de vingt ans plus tard, Magda est pourtant mère de quatre enfants.

6 min de lecture

Source: Archiwum własne

Partager sur :

Consacrée à la Vierge Marie dès son enfance par sa mère, Magda grandit dans la foi en Pologne. Adolescente, la lecture d'un livre sur les âmes du purgatoire marque profondément sa vie spirituelle. Mais au lycée puis à l'université, elle s'éloigne peu à peu de l'Église et des sacrements, entraînée par les sorties et les fêtes avec ses amis. Pendant ce temps, sa mère continue à prier pour elle et pour sa conversion, jusqu’à ce qu’un jour, sa paroisse accueille l'image du Christ Miséricordieux. En la voyant, Magda ressent soudain le désir de se confesser. C’est ainsi qu’elle revient à la foi. 

Lors des JMJ de Rome, en 2000, elle comprend aussi que l’on peut aimer le rock, comme elle, et vivre pleinement sa foi. Elle rejoint  alors le mouvement du Renouveau dans l'Esprit Saint, suit plusieurs retraites et rencontre bientôt Zenon, un jeune croyant passionné de musique, de qui elle tombe amoureuse et avec qui elle se mariera en 2003.

Bienvenue sur le nouveau site d'Aleteia !

Nous sommes heureux de vous accueillir sur un site entièrement repensé, réalisé grâce au soutien de nos généreux donateurs.

Si vous appréciez cette nouvelle expérience de lecture, vous pouvez, vous aussi, nous aider à faire vivre Aleteia.

Faire un don

Un diagnostic bouleversant et l'aide du bienheureux Honorat

Magda tombe enceinte de leur premier bébé. Mais à peine huit semaines plus tard, une douleur violente à la jambe gauche révèle une thrombose massive. Les médecins découvrent alors une thrombophilie héréditaire sévère. Le diagnostic est alarmant : un accouchement naturel comme une césarienne présentent tous deux des risques majeurs pour la mère et l'enfant.

À l'hôpital, alors qu'elle est en larmes et terrifiée, une aide-soignante lui demande si elle peut prier pour elle. "C’est là que Dieu est venu à notre secours. Une paix immense m'a envahie. J'ai compris que Dieu était avec nous", se souvient-elle. L’aide-soignante lui remet également une prière pour son enfant qu'elle récitera tout au long de sa grossesse.

Au huitième mois de grossesse, un ami jésuite lui conseille de confier son enfant au bienheureux Honorat de Biała Podlaska, le jour de sa fête. Ce capucin polonais milita au XIXe siècle pour l’indépendance du pays et fonda 27 congrégations religieuses et communautés, qui œuvrèrent à préserver la foi et à secourir les persécutés. Le bienheureux s’est aussi illustré comme intercesseur efficace dans les épreuves familiales. Magda commence alors à le prier avec son mari et, contre toute attente, l'accouchement se déroule sans complication majeure. Leur fille Ania naît en bonne santé.

Une nouvelle épreuve et une guérison inattendue

Les médecins recommandent d'attendre avant d'envisager une nouvelle grossesse. Le couple pense alors à l'adoption. Mais avant même d'entamer les démarches, Magda découvre qu'elle est de nouveau enceinte. "Nous l'avons appris un jour symbolique : la veille de Noël. Nous avons compris que cet enfant tant désiré était un cadeau de Dieu", raconte Magda. Au huitième mois, Magda commence à ressentir des douleurs au dos et aux côtés. Alors qu'elle cherche simplement un endroit calme pour prier, elle entre dans une église de capucins et tombe nez à nez avec le portrait du bienheureux Honorat de Biała Podlaska ! Elle y voit un rappel providentiel et lui confie une nouvelle fois son enfant et son accouchement. Deux mois plus tard, leur fils Staś naît sans complication.

Avant de rencontrer Dieu, je vivais dans une peur immense. Aujourd'hui, malgré les difficultés, j’ai appris à tout Lui confier. Cette confiance m'apporte une paix profonde. Je sais que Dieu veille toujours sur nous.

Un mois après cette naissance, Magda apprend que la maladie ne la lâche pas. Elle souffre également d’une autre maladie génétique : une spondylarthrite ankylosante. Les douleurs sont parfois si fortes qu'elle ne peut plus porter ses enfants dans ses bras. Le jour, c’est sa mère qui s’occupe d’eux et la nuit, son mari. Elle choisit d'offrir cette souffrance à Dieu dans la prière. Quelques mois plus tard, un nouveau diagnostic tombe : une ostéoporose avancée. "J'ai eu peur. Je me demandais ce qui allait encore m'arriver", raconte-t-elle.

Six mois après ce diagnostic, lors d'une messe de guérison animée par une personne charismatique, elle entend ces mots : "Magdalena est guérie de l'ostéoporose". Convaincue qu'il s'agissait d’elle, elle passe de nouveaux examens. Les résultats montrent sans équivoque que l'ostéoporose a disparu. Les médecins refont même les analyses pour confirmer ce qu'ils peinent à croire. Pour Magda et son mari, cette guérison est une invitation à essayer d’avoir un troisième enfant. Dès le début de cette troisième grossesse, ils la confient de nouveau au bienheureux Honorat.

Un accident providentiel et un abandon total à Dieu

Quelques mois plus tard, Magda est victime d'un accident de voiture. L'accident provoque un accouchement plus tôt que prévu et sauve la vie de leur bébé. Les médecins découvrent en effet un énorme nœud sur le cordon ombilical du bébé. Quelques jours plus tard, celui-ci aurait pu se resserrer complètement et leur bébé aurait pu ne pas survivre. Mais le petit Antoś naît sain et sauf et Magda fait dire une messe d'action de grâce. Elle découvre qu'elle est célébrée le jour de la fête du bienheureux Honorat. Magda sourit : "J'y ai vu comme une confirmation qu'il continuait  à veiller sur nous", confie-t-elle.

Peu après, le couple trouve la maison de ses rêves, qu'il demandait depuis longtemps dans la prière. C'est à ce moment-là de leur vie que leur quatrième enfant, Krzysiu, vient au monde. Parallèlement, malgré une aggravation de ses douleurs articulaires, Magda rencontre un médecin qui l’aidera à avoir un mode de vie adapté et la remettra littéralement sur pied. Elle peut  reprendre son activité de psychologue et, avec son mari, s'engage activement dans la vie de l'Église. Aujourd'hui, elle anime notamment deux groupes de prière pour réciter le chapelet.

En relisant son parcours, Magda voit un même fil conducteur : la présence fidèle de Dieu à ses côtés et l'intercession constante du bienheureux Honorat. "Avant de rencontrer Dieu, je vivais dans une peur immense. Aujourd'hui, malgré les difficultés, j’ai appris à tout Lui confier. Cette confiance m'apporte une paix profonde. Je sais que Dieu veille toujours sur nous."