Les parents ont été plus nombreux à choisir un double nom de famille pour leur enfant en 2025. Selon l'Insee, 15 % des nouveau-nés ont reçu les noms de leurs deux parents, une proportion en hausse depuis 2014.
Vingt ans après l'entrée en vigueur de la réforme sur le nom de famille, le double nom continue de gagner du terrain. En 2025, 15 % des nouveau-nés en France portent les noms de leurs deux parents, contre 10 % en 2014, selon une étude de l'Insee publiée jeudi 16 juillet. Dans le même temps, 78 % des enfants reçoivent uniquement le nom de leur père, tandis que 7 % portent uniquement celui de leur mère, la plupart n'étant reconnus que par cette dernière. Depuis 2005, la loi permet en effet aux parents de transmettre à leur enfant soit le nom du père, soit celui de la mère, soit les deux, dans l'ordre de leur choix.
Des écarts selon la situation familiale et l'origine des parents
Le recours au double nom varie fortement selon les profils familiaux. Les parents non mariés y ont recours près de trois fois plus souvent que les parents mariés. En effet, 22 % des parents non mariés choisissent de transmettre un double nom à leur enfant, contre seulement 8 % des parents mariés.
L'Insee relève également que la transmission des deux noms est plus fréquente lorsque le père est plus jeune que la mère (21 %). À l'inverse, elle est moins répandue lorsque le père travaille alors que la mère n'exerce pas d'activité professionnelle (12 %).
Les traditions familiales propres à certains pays européens influencent également le choix du nom de famille. Ainsi, une majorité de parents originaires d'un pays hispanophone (59 %) ou du Portugal (52 %) transmettent un double nom à leur enfant selon les données de l’organisme public. Une pratique très répandue dans ces pays, où il est d'usage d'associer les noms du père et de la mère. L'ordre retenu varie toutefois selon les traditions nationales. En Espagne, le nom du père précède généralement celui de la mère, tandis qu'au Portugal, c'est le plus souvent l'inverse.
Enfin, les nouveau-nés dont la mère réside dans le Sud-Ouest, en Corse ou dans les départements et régions d'outre-mer (à l'exception de Mayotte) portent plus fréquemment un double nom de famille.












