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Baisse de la foi pendant le catéchuménat, est-ce normal ?

4 min de lecture
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Crédit : fizkes I Shutterstock

Le chemin vers le baptême est un parcours qui comporte des phases plus arides. Il est normal d’être confronté à la sécheresse spirituelle.

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Tout croyant, aussi bien confirmé que catéchumène traverse à un moment donné dans sa vie de foi une baisse de motivation et d’intérêt pouvant parfois être une réelle baisse de foi. Comment repérer alors ce qui est passager d’un signal qui indique que la foi se détériore et que nous devons davantage l’entretenir ? 

La sécheresse spirituelle 

Pour comprendre ces baisses de foi, comparons ces dernières à une relation amoureuse. Comme un couple, il faut régulièrement entretenir sa relation, pour ne pas se laisser enfermer par la routine. Bien que cette dernière soit aussi importante et nécessaire pour stabiliser le couple dans la durée. Trop de spontanéité finit par épuiser le couple et trop de routine par attiédir les sentiments et l’élan amoureux. Aussi, le couple passe par des étapes classiques, à l’image des saisons : le printemps, une période heureuse où tout se fait naturellement ; l’été, la passion où tout est intense ; l’automne la phase d’ennui où tout est monotonie ; l’hiver, les épreuves, où le doute s’insinue et l’impression que rien ne va ou plus rien n’avance (il s’agit d’exemples schématiques : souvent nous sommes à la lisière de deux saisons). Notre âme de même, dans notre vie de foi, traverse ces saisons, dont des périodes de sécheresses spirituelles. Saint Augustin, ancien catéchumène, nous explique pourquoi ces épreuves participent à fortifier notre foi, si elles sont vécues avec et en Dieu : 

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Dans son voyage ici-bas, notre vie ne peut pas échapper à l’épreuve de la tentation, car notre progrès se réalise par notre épreuve ; personne ne se connaît soi-même sans avoir été éprouvé, ne peut se vaincre sans avoir combattu, et ne peut combattre s’il n’a pas rencontré l’ennemi et les tentations. (Saint Augustin. Homélie, Psaume 60, 2-3.)

Quand s’inquiéter ?

Tout d’abord, il s’agit d’accepter que sa foi puisse passer par ces étapes, tout en restant vigilant, pour bien discerner ce qui est passager, de ce qui indique que nous sommes en train de nous éloigner de Dieu. Voici quelques questions pour repérer l’une ou l’autre : est-ce que je maintiens bien ma vie de prière et ma présence à la messe et aux rencontres du catéchuménat ? Est-ce que je partage ce que je vis, ressens, pense par rapport à ma foi avec un ami chrétien ? Est-ce que quelque chose m’a interloqué, déçu, voire choqué vis-à-vis de Dieu ou des autres chrétiens ? Ai-je l’impression de ne pas être à la hauteur ou que c’est trop difficile ?

Si un catéchumène délaisse la pratique de sa foi (prière, groupe et messe) alors il convient de reprendre progressivement le rythme de sa vie de prière, en se faisant conseiller par un accompagnateur. Si malgré la persévérance dans la prière subsiste toujours un blocage, qui se manifeste par le fait de moins en moins prier, de délaisser la messe ou ne pas s’y investir quand on y est, il est opportun de dénouer cela avec un père spirituel ou un chrétien expérimenté. Ainsi, comme Jésus nous y invite, il est bon de demeurer vigilant (cf . Mt 26, 41).