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Vandalisme à l’église Saint-Étienne de Mulhouse : un homme interpellé

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La rédaction d'Aleteia - avec AFP - publié le 07/07/26
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Après les dégradations commises le 5 juillet dans l’église Saint-Étienne de Mulhouse, un homme de 37 ans a été placé en garde à vue ce lundi. Une enquête a été ouverte.

Un homme a été interpellé et placé en garde à vue, suspecté d'avoir commis des dégradations dans une église de Mulhouse (Haut-Rhin), a annoncé lundi 6 juillet le procureur de la ville alsacienne. Les actes de vandalisme ont été constatés dimanche au sein de l'église Saint-Etienne de Mulhouse, a expliqué le procureur de Mulhouse, Nicolas Heitz.

Il n'y a eu "aucune effraction", l'édifice religieux étant en accès libre pendant la journée. L'exploitation des caméras de vidéosurveillance a permis de repérer "un homme, torse nu, commettre ces dégradations après être entré dans l'édifice peu avant 16h30". Un suspect âgé de 37 ans a été interpellé et placé en garde à vue. "Les investigations doivent à présent déterminer l'implication de cette personne et son degré de discernement au moment des faits", a indiqué le procureur.

Pour le curé de la communauté de la paroisse, Don Pascal Boulic, les faits dépassent une simple dégradation matérielle sans pour autant caractériser une profanation, l'autel et le tabernacle n'ayant pas été touchés. "Il ne s’agit pas d’une profanation au sens liturgique du terme, donc il n’y aura pas de messe de réparation", explique-t-il. Une " cérémonie pénitentielle plus importante" sera néanmoins proposée dimanche prochain, au début de la messe.

Le prêtre décrit des dégradations marquées par une dimension symbolique : "La croix d’autel a été jetée, puis brisée dans les bancs, et les trois lieux du pardon que sont les confessionnaux ont été attaqués. Cela porte clairement sur des symboles religieux précis". Tout en laissant l’enquête déterminer les motivations exactes de l’auteur présumé, Don Pascal Boulic évoque "un déséquilibre psychique profond possible". "Je laisse la police travailler", précise-t-il, saluant par ailleurs "un travail exceptionnel" des forces de l’ordre, qui ont "pris la chose très au sérieux". Le curé indique avoir déposé plainte.

Dans un communiqué, le président de la région Grand Est, Franck Leroy, a fait part de sa "profonde indignation". "S'en prendre à un lieu de culte et aux symboles de la foi chrétienne est un acte grave et intolérable", a souligné Franck Leroy, qui a condamné ces actes "avec la plus grande fermeté".

Hausse des actes antichrétiens

Pour Don Pascal Boulic, ces actes ne doivent pas conduire à fermer l’église au public. Le curé tient à préserver l’accueil libre de l’édifice : "Une église doit rester ouverte pour accueillir tout le monde. À un acte sombre doit répondre davantage de lumière, mais il faut bien sûr que justice se fasse, et j'ai confiance qu'elle sera rendue."

Ces dégradations à Mulhouse s’inscrivent dans un contexte plus large d’atteintes visant les lieux de culte en France. Selon le ministère de l’Intérieur, 843 actes antichrétiens ont été recensés en 2025, en hausse de 9% par rapport à 2024. La grande majorité concerne des atteintes aux biens (dégradations, vols, incendies ou profanations), qui représentent 87% des faits enregistrés. Si les motivations de ces actes restent diverses — vandalisme, vols, déséquilibre psychique ou parfois rejet du fait religieux — les responsables religieux alertent régulièrement sur la nécessité de protéger les édifices cultuels tout en préservant leur vocation d’accueil et d’ouverture.

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