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La baisse des naissances s’installe dans la durée en France

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Anna Ashkova - publié le 06/07/26
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La baisse de la natalité se confirme en France. En 2025, 643.905 bébés sont nés, soit 2,3 % de moins qu'un an plus tôt, selon les données de l’Insee, publiées ce 6 juillet. 15 ans après le dernier pic des naissances, l’Hexagone enregistre ainsi son niveau le plus faible depuis 1942, une tendance qui se prolonge déjà en 2026.

Depuis 15 ans, la France ne cesse de voir sa natalité reculer. Selon les données de l'Insee publiées ce 6 juillet, 643.905 bébés sont nés en 2025, soit 2,3 % de moins qu'en 2024. Si le rythme de la baisse ralentit légèrement par rapport aux années précédentes, la tendance de fond ne se dément pas. En 2025, le nombre de naissances est désormais inférieur de 24 % à celui enregistré en 2010, dernier point haut de la natalité française. Il s'agit du niveau le plus faible observé depuis 1942. Une baisse des naissances qui se poursuit sur les cinq premiers mois de 2026.

Un recul désormais généralisé 

Plus frappant encore, cette diminution ne s'explique pas par un manque de femmes en âge d'avoir des enfants. Pendant plusieurs années, le recul des naissances chez les femmes les plus jeunes avait été en partie compensé par l'augmentation des maternités après 35 ans. Ce phénomène semble aujourd'hui atteindre ses limites. En 2025, les naissances continuent de baisser chez les femmes de moins de 35 ans mais n'augmentent plus chez les femmes plus âgées. Cette évolution s'observe dans la quasi-totalité des régions françaises et traduit un changement durable des comportements familiaux, dans un contexte où les projets d'enfant sont souvent retardés par les difficultés économiques, les incertitudes professionnelles ou les évolutions des modes de vie.

En 2024, pour la deuxième année consécutive, l’indicateur conjoncturel de fécondité en France (1,61 enfant par femme) est le deuxième plus élevé de l’Union européenne (1,34 en moyenne), après la Bulgarie. Mais cette situation n'en demeure pas moins préoccupante. À plusieurs reprises, le Pape a mis en garde contre le "désert démographique" qui menace une grande partie de l'Europe, appelant les responsables politiques à soutenir davantage les familles et les jeunes couples. Pour lui, la crise de la natalité ne relève pas seulement des statistiques : elle interroge la confiance dans l'avenir, la solidarité entre les générations et la capacité de nos sociétés à accueillir la vie. Si le gouvernement en France tente de mettre en place certaines politiques pour relancer la démographie, comme le nouveau congé de naissance, "seul un nouveau printemps de la famille peut transformer le froid hivernal de nos populations vieillissantes", selon Léon XIV. 

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