Nelson Mandela, le dalaï-lama, Bill Clinton, Mikhail Gorbatchev, Steven Spielberg, Mohamed Ali… et bientôt Léon XIV. Le 3 juillet, veille de la fête nationale américaine, le Pape recevra la Médaille de la liberté, décernée une fois par an par le National Constitution Center. Lors de l’annonce de la remise de cette décoration, le 16 mars dernier, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni a indiqué que le pontife américain était "profondément reconnaissant" pour ce "prix prestigieux".
Cette fameuse médaille est remise depuis 1988 à un individu ou une organisation qui diffuse "les bienfaits de la liberté aux populations du monde entier" selon le National Constitution Center. Cette organisation indépendante, basée à Philadelphie, vise à faire connaître la constitution des États-Unis, qui, pour eux, représente "la plus grande vision de la liberté humaine de l’histoire"… C’est le conseil d’administration de cette institution qui choisit le lauréat de cette médaille remise annuellement.
"Même avant son élection, le pape Léon a été une voix constante en faveur de la liberté religieuse, du dialogue interreligieux et de la dignité de chaque personne à l’échelle mondiale."
Contacté par Aleteia, le National Constitution Center explique que la remise de ce prix à Léon XIV vient récompenser l’ensemble d’une vie : "Même avant son élection, le pape Léon a été une voix constante en faveur de la liberté religieuse, du dialogue interreligieux et de la dignité de chaque personne à l’échelle mondiale. Tout au long de son parcours - en tant que prêtre, évêque, cardinal et désormais Pape - il a souligné que la paix et l’épanouissement humain dépendent de la liberté de croyance et de la liberté de conscience."
Un engagement qui reflète les valeurs de la constitution
En 2026, la remise de ce prix se fait dans un contexte spécial puisque les États-Unis célèbrent les 250 ans de la déclaration d’indépendance. Remettre cette médaille à un concitoyen a donc encore plus de sens : "En tant que premier pape américain, Léon XIV apporte au monde une perspective façonnée par une société fondée sur la diversité religieuse et les protections constitutionnelles de la liberté de croyance."
Selon le National Constitution Center, l’action de Léon XIV à la tête de l’Église catholique "reflète des valeurs au cœur de la tradition constitutionnelle américaine". Enfin, cette institution voit dans l’engagement de Léon XIV "en faveur de la liberté religieuse, de la liberté de conscience et du dialogue entre les traditions religieuses" une "résonance significative" avec le premier amendement du Bill of Rights.
Si le Pape ne pourra pas recevoir sa médaille en main propre, il devrait tout de même assister à la cérémonie de remise en direct depuis le Vatican. Il est d’ailleurs prévu qu’il prononce un discours, retransmis à Philadelphie. Depuis 2021, et son installation à Rome, Léon XIV avait pris pour habitude de célébrer la fête nationale avec ses compatriotes à l’ambassade des États-Unis près le Saint-Siège. Cette année la remise de cette médaille sera l’occasion de fêter l’indépendance des États-Unis avec un jour d’avance car d’autres cieux l’attendent le 4 juillet.
Léon XIV doit en effet se rendre à Lampedusa, le jour de la fête nationale américaine. Un déplacement particulièrement symbolique. Cette petite île méditerranéenne est un des principaux points d’entrée des migrants souhaitant se rendre en Europe. Le sujet de l’immigration est justement un point de friction régulier entre le Vatican et l’administration américaine… Le National Constitution Center n’a pas souhaité préciser si cette attention au sort des migrants était également entrée en ligne de compte au moment de distinguer le 267e Pape.










