separateurCreated with Sketch.

Miracle à Caracas : un enfant de trois ans secouru six jours après les séismes

Un enfant de trois ans a été secouru le 30 juin à Caracas, six jours après les séismes dévastateurs qui ont touché le Venezuela.

Un enfant de trois ans a été secouru le 30 juin à Caracas, six jours après les séismes dévastateurs qui ont touché le Venezuela.

whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Hortense Leger - publié le 01/07/26
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Au cœur du chaos à Caracas, un miracle s’est produit : un enfant de trois ans a été secouru le 30 juin, six jours après les séismes dévastateurs qui ont frappé le Venezuela.

L'espérance au cœur du drame. Un enfant de trois ans a été secouru le 30 juin à Caracas, six jours après les séismes dévastateurs qui ont touché le Venezuela. Les secouristes jordaniens ont réussi à extraire le petit garçon avant qu'il ne reçoive les premiers soins et soit transporté à l'hôpital. Sur les images diffusées sur X par le Ministère vénézuélien de la Communication, l'enfant, nu et déshydraté, est sorti des décombres après avoir été repéré par les secouristes grâce à une caméra glissée entre les gravats. La scène est dure malgré les cris de joie des sauveteurs.

Un événement qui intervient alors que les autorités font désormais état d'au moins 1.943 morts. Selon Jorge Rodriguez, président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, 10.500 blessés ont aussi été recensés, victimes des deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5.

50.000 portés disparus

Ce cas est d'autant plus exceptionnel que la fenêtre de survie de 72 heures s'est depuis longtemps refermée. Les familles espèrent toujours mais les chances de retrouver d'autres rescapés restent très faibles. "Les pelleteuses continuent de déplacer les montagnes de gravats", souligne l'ONU le 29 juin. Autour du port de La Guaira, au nord du pays, zone la plus touchée, 30.000 personnes environ étaient présentes lors du séisme. 6.461 personnes ont depuis été secourues, mais des dizaines de milliers restent portées disparues. 50.000 selon l'ONU. La zone touchée par les séismes semble avoir été rasée au sol : sur la base d’images satellitaires, la Nasa estime qu’environ 58.870 bâtiments y ont été endommagés ou détruits, anéantissant du même coup les services vitaux. À La Guaira, "les pénuries alimentaires sont généralisées, les services de base se sont effondrés et les communications sont en grande partie coupées", s’est alarmé le 30 juin le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). "Les tensions au sein de la population s’accroissent, alors que l’accès à l’aide demeure limité", a-t-il souligné.

Possible flambée d'épidémies

Le danger demeure omniprésent. Près de 500 répliques ont été enregistrées depuis les deux principaux séismes. "Plus de 2.000 secouristes venus de 27 pays, épaulés par plus de 160 chiens de recherche, sont aujourd'hui déployés au sein d'une quarantaine d'équipes", explique l'ONU sur son site. Le gouvernement et les Nations Unies travaillent ensemble pour fournir des soins médicaux d'urgence, des abris, une aide alimentaire et de l'eau potable aux populations touchées. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) redoute en outre des épidémies et s’inquiète de systèmes "inadéquats" de suivi des disparus et d’enregistrement des victimes. Les perturbations des services de santé, des réseaux d’eau et d’assainissement, combinées aux déplacements de population, pourraient favoriser des flambées "de maladies évitables par la vaccination comme la rougeole, la diphtérie et la coqueluche", a averti un porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, lors d’un point-presse à Genève.

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !

Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)