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Castel Gandolfo, jardin secret du Pape

Derrière les murs de Castel Gandolfo, à trente kilomètres de Rome, Léon XIV a pris l’habitude de venir se reposer une journée par semaine. Boudée par François, la villa d’été des papes redevient un lieu de respiration pour le pontife, mais aussi un lieu de pouvoir et de communication.

5 min de lecture

Source: © Vatican Media

Léon XIV à Castel Gandolfo

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Le "grand patriarche" veille. Niché dans les jardins de Castel Gandolfo, ce chêne de plus de cinq cents ans domine le vaste espace de 55 hectares, plus grand que la Cité du Vatican. Réparti sur trois niveaux, avec 24 fontaines et environ 3000 arbres, le parc emblématique des Castelli Romani semble revivre depuis l’élection de Léon XIV. C’est dans ce cadre fascinant que le pape a choisi de fixer "non seulement sa villégiature estivale, mais aussi sa résidence secondaire, puisqu’il y vient presque chaque semaine", se réjouit un habitant du village. 

Chaque lundi, en fin d’après-midi, l’arrivée du cortège papal réveille la petite ville de neuf mille âmes coincée entre le lac d’Albano et la mer Tyrrhénienne. Le palais apostolique ayant été transformé en musée par le pape François, son successeur réside à quelques centaines de mètres, dans une demeure située au bord d’une route ordinaire, la villa Barberini. Là, derrière les hauts murs du parc, Léon XIV s’évade le temps d’une journée, loin des marbres du Vatican et des bruits de couloir. Le pape argentin n’avait aucune appétence pour cette destination qu’il semblait assimiler à une "vie de château", mais il avait lancé à Castel Gandolfo le projet d’un centre de formation à l’écologie intégrale, le Borgo Laudato si’, portant le nom de son encyclique. En inaugurant ce complexe à la fin de l’été dernier, Léon XIV a montré sa filiation avec François et son amour pour la nature et pour les animaux, caressant volontiers un magnifique cheval andalou à robe blanche nommé Saleroso. Un mois plus tard, Proton, un pur-sang blanc offert par un éleveur polonais, faisait son entrée dans les écuries de Castel Gandolfo. Depuis, des sources vaticanes assurent que le pontife a repris l'équitation, comme à l’époque de ses missions au Pérou.