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Qu’est-ce qu’une quête impérée ?

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Valdemar de Vaux - publié le 28/06/26
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L’Église universelle célèbre le 29 juin les saints Pierre et Paul, "colonnes" de l’Église. Ce jour-là, à la messe, une quête est prévue pour soutenir financièrement le Saint-Père. Elle est dite "impérée" car obligatoire, comme d’autres tout au long de l’année, à échelle plus ou moins locale. Explications.

À Rome, il y eut un empire, durant lequel Pierre et Paul furent martyrisés, dans les années 60 de notre ère. Chaque année, ces deux témoins de la foi, fondateurs de l’Église, sont honorés avec solennité le 29 juin. Dans le monde entier, ce jour-là, il y a une quête à la messe, dite "impérée". Le mot a la même racine qu’"empire" : pouvoir, souveraineté. Pourquoi donc qualifier ainsi cette offrande des fidèles faite au moment de l’offertoire pour manifester le désir de participer au sacrifice du Christ ?

Parce qu’habituellement, la quête est faite pour la paroisse, le dimanche ou quotidiennement selon les nécessités financières et le type de communauté. Certains jours, cependant, la quête est réservée à un emploi spécifique, au niveau diocésain, national ou universel : on la dit, dans ce cas-ci, "impérée". Le 29 juin donc, tous les fidèles sont invités, célébration du premier des apôtres oblige, à participer à la vie du Saint-Siège pour permettre au successeur de Pierre d’accomplir sa mission. En l’occurrence, cette quête impérée a même un nom : le dernier de saint Pierre qui, d’après Benoît XVI, est "l’expression la plus typique de la participation de tous les fidèles aux initiatives de charité de l’évêque de Rome envers l’Église universelle. La valeur de ce geste n’est pas seulement pratique, mais aussi symbolique" (Discours aux membres du Cercle de Saint-Pierre, 25 février 2006).

Des quêtes diocésaines, nationales ou universelles

Le denier de Saint-Pierre, décalé en France au dimanche le plus proche pour permettre au plus grand nombre d’y participer, atteint une moyenne de 55 millions d’euros environ entre 2005 et 2010 d’après Christophe Dickès dans Le Vatican, vérités et légendes (Perrin, 2018), qui en raconte l’histoire : "Il a été versé pour la première fois à la fin du VIIIe siècle par l’Église anglo-saxonne afin de montrer son attachement à l’évêque de Rome. Bien plus tard, en 1871, le pape Pie IX l’institutionnalise alors que la papauté vient de perdre l’ensemble de ses États, envahis par les forces révolutionnaires italiennes".

La liste des quêtes impérées, qui "contribuent à associer les fidèles aux préoccupations majeures de l’Église" d’après le diocèse de Paris, varie selon les lieux. En Île-de-France, une quête pour les séminaires est faite en janvier. Pour les vocations, la France entière quête le dimanche du Bon Pasteur. Des diocèses peuvent décider d’une collecte spécifique pour un pèlerinage à Lourdes ou ailleurs, pour la communication, pour un institut catholique, pour le CCFD ou le Secours catholique… Le Vendredi saint, enfin, les catholiques du monde entier sont invités à la générosité pour les Lieux saints et l’Église qui est en Terre sainte, l’Église-mère de Jérusalem dont la situation est particulièrement fragile.

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