Un dernier cri. À deux jours du vote solennel à l’Assemblée du texte de loi sur la fin de vie, 5.000 personnes selon les organisateurs – 4.000 selon la police – se sont rassemblées place de Fontenoy, à Paris, pour manifester leur opposition à une loi qui marquerait une rupture anthropologique majeure en légalisant l’euthanasie et le suicide assisté.
Jeunes et moins jeunes, valides et personnes handicapées, soignants et aidants, tous ont répondu à l’appel du collectif malgré la chaleur. Une manifestation interdite deux jours avant par la préfecture en raison de la canicule puis autorisée par le juge des référés. Sur les pancartes, on peut lire : "Aidez à vivre, pas à mourir", "Si vous doutez, votez non", "Supprimez la souffrance, pas le souffrant", "Tuer n’est pas un soin"… "Euthanasier, c'est abandonner !" ont notamment scandé les manifestants.
"Vous posez par votre présence un décret symbolique !", a déclaré Régis Passerieux, haut fonctionnaire et porte-parole de L’appel du 28 juin. Marie-Lys Pellissier, porte-parole de La Marche pour la Vie, demande : "Face à un si faible consensus, à une loi aussi grave, nous ne pouvons pas précipiter le débat sur l’euthanasie !"

Devant un écran géant affichant le slogan "Tuer n’est pas soigner", les témoignages s’enchaînent. Élisabeth de Courrèges, ergothérapeute à la Maison Jeanne Garnier, ancienne chroniqueuse d’Aleteia, affirme haut et fort : "Écoutez la crainte des patientes et des soignants, la peur des Français qui n’attendent que les soins, dans le doute, a minima, abstenez-vous !"
Le vote solennel est prévu ce mardi 30 juin à l’Assemblée nationale. Dès le 7 juillet, il retournera au Sénat, qui rejettera probablement, pour la troisième fois, le texte. Mais comme le permet la Constitution, et en toute vraisemblance au vu de la volonté affichée du gouvernement de faire voter la loi avant l’été, le dernier mot reviendra à l'Assemblée nationale dont le vote définitif est prévu le 15 juillet.










