À mesure que le mariage approche, une question très concrète finit toujours par surgir : que faut-il mettre dans le livret de messe ? Les lectures en entier ? Tous les chants ? Les réponses de l’assemblée ? Un mot d’accueil ? La tentation est grande de tout imprimer, par peur d’oublier quelque chose. Pourtant, un bon livret n’est pas un petit missel de poche ni un album souvenir. Il est d’abord là pour aider les invités à suivre la célébration, à chanter, à répondre, à prier, même lorsqu’ils ne sont pas familiers de la liturgie.
Les grandes étapes de la célébration
Le livret gagne à présenter les grandes étapes de la célébration : procession d’entrée, liturgie de la Parole, échange des consentements, bénédiction des alliances, prière universelle, communion si elle a lieu, puis bénédiction finale. Quelques titres bien placés suffisent souvent. L’idée n’est pas de commenter chaque geste, mais de permettre à chacun de savoir où il en est. Cette sobriété a son importance. Au moment de l’échange des consentements, par exemple, l’assemblée n’a pas besoin d’avoir le nez plongé dans son livret. Elle doit pouvoir regarder les époux, entendre leur "oui", entrer dans la solennité de l’instant. Le livret accompagne, il ne prend pas la place de ce qui se vit. Il est aussi possible d’indiquer les noms des lecteurs, des témoins ou des proches qui interviennent pendant la célébration. Cette petite précision rend le livret plus personnel et permet aux invités de reconnaître ceux qui ont été associés à la préparation de la messe.

Les lectures choisies par les fiancés ont toute leur place dans le livret, surtout si une partie de l’assemblée connaît peu les célébrations religieuses. Les invités peuvent ainsi les suivre plus facilement. Elles pourront aussi être relues plus tard, lors de prières conjugales ou familiales. Pour les chants, les refrains et quelques couplets suffisent souvent. Les réponses de l’assemblée, le refrain du psaume ou certaines prières communes peuvent être mis en gras afin de faciliter la participation. La lisibilité compte autant que l’élégance : une police trop petite, même très raffinée, condamne souvent le livret à rester fermé. Les grands-parents et les oncles un peu presbytes en seront reconnaissants.
La couverture
La couverture mentionne généralement les prénoms des mariés, la date et le lieu de la célébration. Un dessin de l’église, une illustration sobre ou un motif discret peuvent donner au livret une belle unité. À l’intérieur, un court mot d’accueil est toujours apprécié. Quelques lignes seulement permettent de remercier les invités de leur présence et de les associer à la joie de ce jour. La dernière page peut accueillir des remerciements, une pensée pour les proches absents, un plan vers le lieu de la réception, une prière et/ou une citation chère aux fiancés. Là encore, la mesure reste la meilleure alliée. Le livret n’a pas vocation à tout raconter de l’histoire du couple. Il doit rester tourné vers la célébration elle-même. Les pages peuvent être reliées par une double agrafe ou assemblées avec un joli ruban noué.
Enfin, il est possible de préparer un livret plus complet pour les mariés, avec tout ce que ces derniers doivent dire, répondre, et à quel moment. Cela peut aider à soutenir une émotion et à moins faire trembler le "oui" tant attendu.
Finalement, le livret de messe est là pour soutenir la prière sans voler la place à l’essentiel : le consentement des époux, ce "oui" prononcé devant Dieu, et appelé à se redire chaque jour !









